X. — Gymnastiqae
L'enseignement de la gymnastique, au séminaire, doit avoir pour but de développer les forces corporelles et l'agilité de l'élève, de fortifier son courage et son caractère, de Thabituer à l'obéissance. Par une application circonspecte des systèmes de Hing et de Spiess, les maîtres futurs seront mis à même d'organiser les jeux de la jeunesse des écoles, de contribuer à entretenir en elle la fierté d'une belliqueuse et vaillante nation, et le désir de reproduire les vertus des ancêtres.
XL — Horticulture.— Culture de la soie; travaux manuels.
L'enseignement de l'horticulture, de la culture de la soie et des travaux manuels (en vue de la position des futurs maîtres d'école, à qui des travaux de ce genre pourront procurer des ressources), devra être donné dans tous les séminaires.
Toutefois l'orgaDisation de cet enseignement doit rester subordonné aux circonstances locales.
Les dispositions du présent règlement supposent un cours de trois ans. Pour les séminaires qui se bornent à un cours de deux aqs, il appartient aux autorités provinciales de répijrtir If s mc|tières indiquées pour les trois cours, en tenant compte surtout des connaissances que les élèves pourraient posséder à leur entrée au sémipaire.
On est fondé ^ espérer que, par l'application des principes qui viennent d'être exposés, les séminaires rempliront d'une manière de plus en plus complète la mission qui leur est assignée. Les idées purement spéculatives^ indiyiduelles, idées infructueuses au point de vue d'une instruction simple et saine du peuple» leur resteront étrangères. En s*appuyant sur la base ^n principe chrétien, ils deviendront de plus en plus ce qu'ils doivent être : des pépinières de maîtres pieux, dévoués, intelligents, ne s' écartant pas de la vie réelle du peuple ^ ayant le désir, la vocation et la capacité de se consacrer à l'éducation de la jeunesse, avec abnégation et en vue de Dieu.
Berlin, t*' octobre 1854.
Le minisire des Cultes, de V Instruction publique et des Affaires médicales.
Signé : De Raumer.
L'analyse dans laquelle nous sommes entrés, au chapitre précédent, qous dispense de toute observation de détqil sur le document qu'on vient de lire. Nous nous bornerons à cette simple remarque :
Au point de vue général, le KègUmeni témoigne du soin