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Les frais d’inspection des écoles primaires s’élèvent, en France, à près de 750,000 fr. (traitement : 455,758 ; frais de tournée: 292,268 fr.); ils ne s’élèvent pas en Prusse au delà de 70,000 fr. La raison de cette différence est fort simple: les inspecteurs, au delà du Rhin, ne forment pas un corps de fonctionnaires spéciaux. Ils sont tous empruntés au cadre ecclésiastique, et investis d’une mission scolaire qui est considérée comme l’appendice naturel de leurs fonctions; ils reçoivent non pas un traitement, mais une simple indemnité de déplacement, laquelle ne s’élève pas, pour chacun, 'a plus de 200 ou 250 fr.
Un inspecteur est préposé a la direction scolaire d’un cercle, kreis. Ce cercle renferme de 23 'a 40 écoles. Chargé d’un si faible nombre d’établissements, le kreisschulinspector les visite fréquemment. On ne comprendrait pas, en Allemagne, que 500 et 400 écoles pussent être contiées à la surveillance d’un seul homme.
Pour que l’application d’un tel système soit possible, une condition sine qud non, on le comprend, est que le clergé fournisse un nombre considérable d’hoinmes capables de faire preuve dans l’école, et sous les yeux de l’instituteur, de connaissances spéciales. Dans ce
APPENDICE
but, il est prescrit aux candidats de théologie, en Allemagne, do suivre, en môme temps que leurs autres cours, un cours spécial do pédagogie. De plus , en ce qui concerne les candidats protestants, obligation leur est imposée, avant de subir l’examen pro Minislerio, de passer six semaines dans une école normale. Vis-'a-vis du clergé catholique, le gouvernement ne pouvait employer l’injonction; mais il a procédé par voie de conseil ; et, à l’heure qu’il est, dans les diocèses de Cologne, de Munster, de Brcslau, de Fulda ( en liesse) , les jeunes ecclésiastiques qu’une vocation particulière semble devoir désigner un jour pour les fonctions de kreisschulinspector, suivent, eux aussi, deux mois durant , les cours d’écoles normales, qu’une excellente direction morale met en possession de toute la confiance des évôqucs.
Ainsi, les dépenses de l’Etat, pour l’instruction primaire , sont , en Prusse , proportionnellement , un peu moins considérables qu’en France.