‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 23 sur 136 · Rheinische BlaUer, p. 29i et suiv · texte numérisé non relu

Rheinische BlaUer, p. 29i et suiv

FAITS CONTEMPOBAINS.

Voilà pour la direction religieuse» ou du moins pour la conduite philosophique de l'école.

Maintenant, comme selon H. Diesterweg, tous les efforts de rimmanité doivent tendre à briser Fesclavage du dogme révélé; comme l'école est le sanctuaire où l'affranchissement doit être opéré , et l'initiation philosophique accomplie ; comme l'instituteur » dans sa lutte avec les représentants du dogme , est l'apôtre infaillible et l'instrument de cette délivrance:

« Allons 9 s'écrie M. Dieslerweg, pour l'entraîner aux aventures 9 le résultat de la guerre est sous vos yeux. Les enseignements de l'Église n'ont pas soutenu l'épreuve; les croyances indémontrables s'évanouissent h la lumière de la raison (y compris la croyance en Dieu, comme on l'a vu).... Et nous , hommes de notre siècle , nous protestants , qui pro* testons contre tout ce qui n'est pas démontré, élançons-nous , voiles déployées , sur' la pleine mer ; advienne que pourrai {Komme wass da kônnel) Si nous ne découvrons pas ce qœ nous cherchons, eh bien! nous trouverons peut-être quelque autre chose de plus digne encore de nos désirs. Et si cet espoir vient à faillir» reste le plaisir d'un voyage en pleine mer*. »

Voilà pour la direction sociale. Un train de plaisir en pleine mer» sans pilote ni boussole, quoi de mieux? Les passagers toncheront peut-être à un port quelconque : il y a pour cela une chance sur mille. Que la société dorme donc en paix; et vive la pleine mer *1

1. «... Uod wenn auch dièses nicht, wir haben Freude an der Fahrl auf bohem Meere. •» (JRheinische BlàtUr, p. 280;— 1852.)

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