‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 26 sur 136 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

le pédagogue renvoyait au politique : « Eh quoi! répétait-on à la tribune, on enseigne» dans nos écoles du peuple, que le pauvre est fait pour le ciel, non pour la terre; on lui prêche je ne sais quelle religion, afln de lui rendre supportable cette vallée de larmes. On inculque aux enfants un christianisme spécial pour qu'ils se résignent à leur pauvreté ^ ! » — Apprendre à se résigner, voilà le crime I « Le mal fondamental, le mal intime des écoles primaires, c'est que la jeunesse y soit élevée en viie d'un salut éternel*. » Comment! l'école primaire « dressera la génération nouvelle pour l'église et poiir le ciel ! » quand les universités professent que c le but* de la question sociale est de nous donner sur la terre les joies qu'on nous représente dans le ciel ; qu'alors seulement nous serons délivrés de ce monde imaginaire que créaient nos désirs inassouvis'! » Harol donc sur renseignement dogmatique; que l'école du peuple soit soustraite à toute influence traditionnelle; qu'elle échappe à ce « triumvirat tyrannique, l'État, l'Église, la commune ; » et « que la jeunesse en sorte avec un but indéfini, entraînée dans une sphère d'activité sanslimite^o En vain quelques orateurs essayaient de rappeler le comité des écoles au sens moral et au sens commun^. « Non, s'écriaient

1. Discours de M. Goitzsur la rédaction de Tartido 4 de la Gonsti* tution. Voyez, à ce même point de vue, le discours de M. Rosmaesler.

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