Discussion sur le projet du comité des écoles
RÔLE DE L'Étit.
(dureh kirchliche Organe) seront exécaléês daûs leur âpplicdtioD la plosebmplète. Le detoir des Svperiniendenten royaux ^ et dès pasteurs est de se consacrer ii cette inspection, non pas accessoirement, mais de la manière la plus active, et commë à une partie essentielle de leurs Tonetions, ainsi que le codsell supérieur de TÉglise évangélique le leur a rappelé, sur mon invitation, par l'intermédiaire des consistoires royaux*. Jë ferai en sorte que les évèques catholiques, de leur côté, donnent nn semblable aviâ aux ecclésiastiques qui leur sont soumis. — En conséqtiedce, la Régence doit avertir tous lës sorintendants, doyëns, Inspecteurs de cercle, pasteurs, qu'ils aient à inspecter souvent et avec tout le soin nécessaire les écoles placées sous leur juridiction, fl soutenir et assister les maîtres faibles, spécialement en ce qui concerne l'instruction religieuse. La tenue des conférences paroissiales et synodales d'instituteurs peut entretenir entre les écoles d'un même cercle' une unité favorable à Tinstruction et à Téducation : je laissé à la Régence le soin de donner, au sujët de ces conférences, des prescriptions en accord avec les règlemeiits actuels.
Signé : Le ministre des cultes, de Tinstruction publique et des affaires médicales,
Racmer. »
Berlin,!*^ octobre 1S51.
Od lë voit : qhelles qu'aient été les accusations formuléeë par
1 . Los Supeiintendenten, dans Péglise protestante prussienne, sont les insiruments et les organes des consistoires. Ils exercent une juridiction morale, une inspection ecclésiastique sur des circonscriptions plus ou moins étendues.
2. Circulaire (21 juillet 1851) adressée par VOler-Kirchen-Rath aux consisU)ires.
3. F., pour les conférences dUostituteurs, les détails donnés dans la section il de ce chapitre.
SECONDE PARTIE
la passion, l'État, en Prusse» n'a jamais, dans le domaine de l'instruction primaire, porté atteinte aux principes qu'il recueillait des mains de la tradition ; et non-seulement il n'a pas porté atteinte à ces principes , mais il les a défendus contre Tesprit sophistique, contre l'esprit révolutionnaire, et, ce qui était plus difficile encore, contre les défaillances de l'esprit ecclésiastique. Ce n'est donc pas TÉtat qu'il faut accuser de la perturbation morale que nous avons constatée dans la direction de l'enseignement primaire; c'est lui, au contraire, qui, au sein du protestantisme prussien, a été le représentant de l'idée traditionnelle dans l'éducation du peuple.
Poursuivons nos études, sur le point qui nous occupe, dans les autres pays de l'Allemagne septentrionale.