‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 75 sur 136 · Jahrbiicher derfreien deuUchen Académie, Francfort, 1S · texte numérisé non relu

Jahrbiicher derfreien deuUchen Académie, Francfort, 1S

2. Le ministre de Tinlérieur de Prusse disait, dans la circulaire adressée aux présidents des provinces, le S9 septembre tSSl :

« Le développement qu'ont reçu dans les dernières années les commu* nautés dites libres communes^ a prouvé qu'elles ne sont pas tant des sociétés religieuses que des réunions politiques tendant à propager les principes destructeurs de Tordre social... C'est donc le devoir de TÉtai de les combattre avec tous les moyens légaux. •

A quoi , dans sa naïveté d'apôtre , le pasteur Ublîch répondait : • Nous ne sommes pas des sociétés religieuses ! c'est là un bien vieux grief. La mesure que les fonctionnaires de l'empire romain appliquaient aux idées religieuses d'alors, ne convenait pas aux communautés chrétiennes naissantes. Celles-ci n'adoraient pas les dieux; donc elles étaient convaincues d'aihéisme Ainsi de nous, les nouveaux chrétiens ! • {Sonntags-Blait., 1852, 7 mars).

3. «... Die Gemeinde habedas Christenthum aufs entschiedenste verleugnet, und sicb dem Atheismus zugewendet... »

Naturellement, les Rheinische BlUtter ont jeté feu et flamme contre la suppression de cette école. «Les pères et les mères vont-ils être contraints d'envoyer leurs enfants à des écoles où le catéchisme de Luther, la Bible

A rheure qu'il est, la propagande antichrélienne et athée ne s'eierce plus guère au grand jour. Mais, il ne faut pas se le dissimuler, de louables efforts viendront se briser trop souvent contre des écueils redoutables, écueils aujourd'hui voilés peut-être aux regards qui effleurent les surfaces, mais que, dans la tempête, le choc du navire révélera tout à coup. Le poison a pénétré, sur bien des points, jusqu'au cœur même de la société, au foyer delà famille. Et lorsque l'une des écoles condamnées disparaît sous la main vengeresse de l'État, le parti frappé répond avec cette assurance que lui donne la conscience de sa force :

« Que pouvez-vous faire? Disperser nos assemblées, interdire la parole à nos maîtres, étouffer notre vie publique; eh bien! nous fortifierons nos convictiousdans le cercle intime de nos amis, nous échaufferons notre vie religieuse au foyer de la famille; si nous n'écoutons plus l'enseignement de nos maîtres, du moins nous pouvons lire... à vous, en attendant, à vous qui avez la force, de prouver que la vieille religion a conservé la vie, à vous de rendre le peuple heureux et de réaliser le ciel sur la terre l C^v, sachez-le bien, l'antique moyen de consoler iies douleurs d'ici bas par les joies futures de V attire monde , cé moyen n'est plus de mise A l'œuvre donc ! »

u Et d'ailleurs, continue le pasteur Uhlich, les enfants ne sont pas seulemeutles enfants de pères etde mèresque l'on peut contraindre de les envoyer aux écoles et aux églises où l'on enseigne le dogme du passé; ils sont aussi les enfants du dix-

et le Gesangbuch sont Talpha et Tôméga ! n — et la feuille de M. Diesterweg a trouvé ce singulier argument : «Quoi I on accuse d'athéisme Técole de la libre commune , quand il est de notoriété qu'on ne s'y occupait en aucune façon d'instruction religieuse quelconque ! •

1. « Denn die VertrOstung Uber den Jammer der Erde auf den Jubel des jenséitigen Himmels, nein, die hiift auch bei dem AltglSiubigsten nicht mehr.» (Sonntags Blatty 14 mars, 1S52).

SECONDE PARTIE

neavièinc siècle, enfants de cet esprit humain qui, dansFénergie de son développement, a déjii brisé tant de vieilles chaînes. Chaque aspiration apporte à leur poitrine non-seulement rair vivifiant, mais aussi l*esprit du siècle. Et, quand, le soir, au foyer de la famille, ils entendront bafouer ce qui leur aura été dit, le jour, à l'école, nous verrons de quelle main la semence sera le mieux reçue dans leurs jeunes èmes, quels germes s*y enracineront et s*y développeront avec le plus de puissance. »

Page 1