‹ De l'éducation pȯpulaire dans l'Allemagne du word et de ses rapports avec les doctrines philosophiques et religieusesChapitre 84 sur 136 · Un certificat de baptême et de première communion · texte numérisé non relu

Un certificat de baptême et de première communion

c. Un certificat du curé de leur paroisse concernant leurs dispositions religieuses et morales, et une attestation de conduite irréprochable;

d. Un certificat de vaccine ;

e. Un certificat portant sur la capacité, le zèle, les progrès des aspirants;

/. Une notice sur leurs parents ou tuteurs, et sur le temps pendant lequel ils sont en état de payer |es frais de pensioq.

5. — Ne spnt admissibles que les jeu pes gens qui ont atteint dix-huit ans, et qui ont peu dépassé cet ^ge.

6. — L'admission est prononcée selon les résultats de l'examen, qui sont notifiés aussitôt que possible aux candidats.

1. Cette fixation de la durée du cours est une exception ; nous reviendrons sur ce sujet.

7. — Le candidat doit posséder une connaissance suffisante de la Sainte-Écriture, Ancien et Nouveau Testament, et être en état de reproduire les récits principaux de la Bible et les paraboles du Sauveur, en présentant les explications nécessaires. II importe qu'il puisse réciter par cœur les morceaux les plas importants des Évangiles.

Les candidats doivent aussi avoir une connaissance familière du petit catéchisme de Luther ; quant aux chants d'église, il est nécessaire qu'ils ne les possèdent pas seulement de méoaoire» maisqu'ils prouvent par des explicationsqu^ilsen comprennent le sens. »

Le séminaire de Bunzlau est un témoin irrécusable des efforts par lesquels TÉtat réagit, en ce moment, dans TAlIemagne du nord, contre le scepticisme pédagogique dont nous avons décrit les ravages. Il est, au point de vue religieux, dans le protestantisme, le pendant du SchuUehrerseminar catholique deKempen. Il faut voir en lui une sorte de résurrection des établissements d'éducation de la première période, établissements fondés sur ces deux principes : réhabilitation de la nature humaine par le christianisme; respect de Tordre politique constitué et de la hiérarchie sociale au sein de laquelle chacun doit non pas conquérir son rang, mais l'accepter.

Le directeur, M. Stolzenburg, précédemment chargé de TEcole normale de Steinau, porte partout son dévouement à l'éducation des classes populaires, et Tardente persuasion que par la vérité chrétienne seulement elles peuvent être guidées dans les voies de la régénération morale. En 1849, à l'inauguration de l'École normale de Steinau, il faisait hautement connaître sa pensée, et il la formulait en des termes qui rappellent les inspirations de Frankc^ :

1. « Quelle est la tâche de Tinstituteur? De développer toutes les forces intellectuelles de Tenfant, de diriger les facultés qui lui sont nécessaires pour raccomplissement de sa destinée terrestre ; mais surtout d'enraciner

ÉCOLES NORMALES d' INSTITUTEURS.

Ce sont ces mêmes idées, et cette même ardeur de conviction % que M. Stol/enburg consacre aujourd'hui à l'œuvre de la formation des instituteurs dans TÉcole normale et dans les établissements annexesde Bunziau Il suffit de passer quelques heures avec cet honorable directeur, pour apprécier, et l'élévation de ses vues, et le caraclère essentiellement pratique de ses principes d'éducation.

Eh bien ! à Bunziau comme à Gopenik, on ne craint pas de donner au développement intellectuel des élèves-maitres la place qu'il importe d'y réserver, et d'exiger beaucoup des candidats à l'École; à Bunziau comme à Côpenik, on a laissé l'examen pédagogique sur le second plan , mais on s'est bien gardé de le supprimer.

Que si, des séminaires protestants nous passons aux écoles normales primaires catholiques, le même fait se présente à l'observation, avec un relief peut-être plus saillant encore.

Le séminaire de Breslau (Silésie) est placé sous la direction

dans son âme les grandes et saintes croyances, de les cultiver avec amour, en sorte que, plus tard, avec la grâce de Dieu, il puisse, administrateur fidèle, faire valoir le talent qui lui fut confié; que ces croyances soient pour lui le bâton de voyage où il s'appuie dans les jours de trouble, le bouclier et Tépée qui lui assurent la victoire dans les épreuves de la vie, et dans le combat de la mort. En un mot, Tinstituteur doit se servir de Pinstruction et de l'éducation pour amener les enfants qui lui sont confiés tout ensemble à être des membres utiles de la société civile et à devenir citoyens de ce royaume éternel que Jésus-Christ, notre Seigneur et notre salut, a fondé. Il faut que la foi en Jésus-Christ soit le fondement de cette maison. Celui-là seulement peut être instituteur qui est vraiment disciple du Christ.*

1. Voyez le discours prononcé, en 1S50, à Bunziau : Festrede bei des KÔnigs Geburtstagsfeier.

2. Orphelinat d'où les élèves sortent pour entrer soit au Schullehrerseminar, soit au gymnase. Les objets d'étude y sont : la religion (4 heures par semaine), la langue allemande, la langue française, le latin, le grec, l'histoire, la géographie, Thistoire naturelle, l'arithmétique, la géométrie, le dessin, l'écriture, le chant.

de rantorité épîscopale; le direrteur n*en est nommé qu'avec i*as^en limen t de révèque. Les règlemenis de rinstitut son t soumis à Tapprobalion eeelésiaslique ^

Or, pour être admis au séminaire de Breslau, ce n'est pas seulement dans un rapide examen, c'est dans deux épreuves successives qu'il faut avoir donné des ga^es de son aptitude. Citons les quatre premiers articles du règlement :

cl. L*a<lmission nu séminaire est précédée de deux examens, I*examen A*aspirani {Aspiran(enpriijung) et l'examen de candidot (Pràparandenpriifung). On peut se présenter au premier à l'âge de 16 ans, au second à Tège de 18 ans accomplis.

c2. Pour être admis à l'examen d'aspirant, il faut présenter : un certificat de baptême, un certificat de bonne santé, un certificat portant sur l'époque de la sortie de l'École primaire, et sur la conduite à partir de cette époque ; le certificat de rinspecteur de cercle relatif à l'examen subi à la sortie de l'École élémentaire.

« 3. Les candidats doivent avoir bien passé l'examen d'ojptrant; avant de subir les épreuves, ils présentent : un témoignage attestant la manière dont ils ont continué leurs études; un certificat relatif à leur conduite et à leur zèle depuis h premier examen, certificat signé du curé de leur paroisse et de l'inspecteur de cercle.

c 4. Tout élève admis au séminaire qui ne montrerait pas, pendant le premier semestre, le zèle et les dispositions morales répondant à l'esprit de l'établissement, est congédié sans qu'il soil besoin d'autre motif^. »

Ce n'est pas seulement dans le pays classique des écoles, ce n'est pas seulementen Pru>sequesont imposées des conditions

1. Voyez le Mémoire déjà cité sur les droits des évèques de BresUa ; par Rinlel (Ureslau, 1819), quatrième chapitre. Von der Bischàflichen Àufêicht auf die SchuUehrer Seininarien.

2. — 5. Lever à i heures 1/2. — Exercice religieux du matin; sainte

ÉCOLES NORMALES d'iNSTITDTECRS.

de ce genre ; il en est de même en Saxe, en Hanovre et en Hesse. Dans une des provinces de la Hesse-Électorale, où, sous la protection des souvenirs de l'apôtre de la Germanie, le catholicisme a conservé toute sa force, à Fulda même, il existe un séminaire pour les maîtres d'école. Ou va voir, avec quelle préoccupation des aptitudes pédagogiques, y est réglée, sous rinspiralion defévéque, l'admission des candidats. Je traduis ici les premiers articles du règlement du séminaire de Fulda : § V^. — Le séminaire de Fulda est destiné aux candidats catholiques de Télectorat qui aspirent aux fonctions d'inslitu-

messe et courte prière, puis déjjduner et préparation à l'étude. — Travail jusqu'à midi.

6. A midi , repas. — De une heure à deux , sortie facultative hors de l'École.

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