‹ De l'égalité des races humainesChapitre 54 sur 78 · ÉTRENNES · texte numérisé non relu

ÉTRENNES

A FELICiE.

« Rossignol, je voudrais, à l'heure où tout sommeille, D'accords mélodieux réjouir ton oreille; Cygne, au lieu de chanter aux seuls bords du tombeau, Je charmerais tes jours de mon chant le plus beau;

Abeille, on me verrait, sûr ta bouche mi-close, Déposer triomphant les parfums de la rose; Luciole, j'irais, d'un vol capricieux, M'offrir comme flambeau, la nuit, à tes beaux yeux ;

I P Roi, pour te voir sourire, ô ma trop belle idole,

J'arroserais tes pieds des flots d'or du Pactole; Dieu, pour te disputer au sombre esprit du mal, Oh! je prodiguerais mon tonnerre fatal!

Notre jeune compatriote excelle dans ce genre où il reste toujours poète. Il ne prend jamais le ton du barde inspiré, ton qui a sans doute sa grandeur, mais qu'il est si difficile de soutenir avec quelque originalité, à côté des superbes et magnifiques coups d'aile d'Hugo. Plus humble, il

ne fait que s'amuser dans ces riens adorables qui ont un charme profond et pénétrant, quand l'imagination sait si bien les transformer en mille fantaisies brillantes.

Voici la poésie qui ferme le petit volume de M. Edouard. C'est une postface si élégamment tournée qu'elle donne l'envie de recommencer la lecture du précieux ouvrage que l'on a déjà parcouru sans fatigua, d'un bout à l'autre.

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