L'homme et la femme ne se manifestent réellement
iU DOCTRINE DE L'HUMANITÉ.
et ne doivent se manifester moralement comme sexe que par le Couple et dans le Couple.
li!i. Le Couple est la manifestation la plus intime, la plus profonde, la plus mystérieuse de cette loi qui fait le semblable objet du semblable.
45, Le Couple est divin : le Couple est créateur.
L'Amour et le Mariage.
liQ. Par l'Amour à l'état d'aspiration, l'homme et la femme sont amant et amante.
A?. Par l'Amour à l'état de manifestation, c'est-à-dire par le Mariage, l'homme et la femme sont époux et épouse,
A8. L'époux et l'épouse sont égaux dans le Mariage.
/i9. La loi du Mariage est l'Amour stable.
50. La loi de l'Amour n'est pas d'aimer uniquement, dans l'amant ou dans l'amante, dans l'époux ou dans l'épouse, l'être particulier avec ses dons et ses grâces;
51. La loi de l'Amour est d'aimer aussi, dans l'être particulier, l'espèce manifestée homme ou femme, et capable d'acquérir tous les dons et toutes les grâces.
52. La loi de l'Amour n'est pas le désillusionnement à cause des défauts et des imperfections. •
53. La loi de l'Amour est la constance malgré les défauts et les imperfections.
Car la Perfectibilité est la loi de tout être.
Mais la cessation de l'Amour, la séparation et le divorce équivalent à la mort avant la mort.
5Zi. Le divorce est une règle exceptionnelle et temporaire ; il est contraire à l'Idéal.
L'État Social.
Associons-nous suivant les lois de la TPJNITÉ SAINTE, et nous serons heureux. Avec Pythagore et tous les penseurs qui ont éclairé et guidé l'Humanité, nous en jurons par Celui qui a donné à noire âme l'Unité dans la Triplicité , source de l'Eternelle Nature.
APIIORISMES. 15
55. L'être humain, ("îtant triple et un, manifeste la triniié de son être dans son langage, dans toutes ses expressions, dans tous ses actes, dans toutes ses créations.
56. La Destination , le Devoir, le Droit de tout être humain sont exprimés dans ce premier ternaire sans lequel la nature humaine n'est point satisfaite , sans lequel il n'y a point de personnalité :
Propriété-Famille-Cité ; répondant à
Sensatîon-Sentiment-Connaîssance.
57. Le Droit et le Devoir dans la Cité ont pour base fondamentale et pour dogme ce second ternaire, qui exprime dans son essence même la vie sociale :
Liberté-Fraternité-Égalité ; répondant à
Sensation-Sentiment- Connaissance»
58. Le Droit et le Devoir dans la Cité ont pour expression ce troisième ternaire, qui détermine la condition des êtres humains à l'état social :
Citoyens-Associés-Fonctionnaires ;
répondant à
Liberté-Fraternité^Egalité,
La Propriété.
59. La Propriété, triple et une, répond en prédominance à la sensation. Sous ce rapport de la sensation, la Propriété est la possession et l'usage des choses nécessaires à la Subsistance.
La Propriété répond aussi au sentiment ; sous ce rapport elle est la possession et l'usage de distinctions honorifiques, que la Société devra créer, et qui seront attribuées suivant la Proposition, le Choix, et l'Acclamation des Citoyens.
La Propriété répond enlin à connaissance; sous ce rapport elle est la possession et l'usage d'une Fonction,
La Famille,
60. La Famille répond en prédominance au sentiment. La Famille est la manifestation du Couple ; elle résulte
du Mariage.
61. La Famille est triple et une ; elle a pour cause réelle, bien que mystérieuse et cachée, et pour fin ce ternaire :
Père-Mère-Enfant ; répondant à
ConnaissanceSentïmen i-Sensation.
62. L'enfant est en premier lieu au père et à la mère, car il est d'eux et d'une certaine façon il est eux ;
L'enfant est également à la Société, car il ne vient pas au inonde sans la protection et le support de la Société; il est, reçu par la Société.
63. L'enfant n'est pas seulement un être nouveau, fruit de l'amour du père et de la mère; c'est un être humain qui a déjà \ccu, et qui porte en lui le type de l'espèce Humanité.
6Zi. Le droit et le devoir du père et de la mère à l'égai'd de l'enfant se combinent avec le droit et le devoir de la Société à l'égard de ce même enfant.
65. L'enfant est confié aux soins de la Famille jusqu'à l'âge de sept ans.
Néanmoins la Société intervient dès les plus tendres années de l'enfant dans les soins de la Famille à titre de soulagement, au moyen de ce qu'on peut appeler Crèches et Salles de première éducation.
66. L'être humain à l'état d'enfant n'est point libre au même titre que l'homme, car il n'a pas en lui la raison et les moyens d'exercer sa libeité; l'être humain à Télat d'enfant est mineur.
67. L'être humain enfant est destiné à entrer dans la Société comme citoyen , associé , fonctionnaire : son Instruction, son Education, son Apprentissage appartiennent donc à la Société, mais ont lieu sans détruire ses rapports journaliers avec la Famille.
APIIORISMES. IT
68. L*être humain, à l'âge détermino pour la inajorit(5, est libre, car il a en lui la raison et les moyens d'exercer sa liberté.
L'Etat a usé envers l'enfant de son droit de persuasion et d'éducation; devenu majeur, l'homme relève de luimême comme pensée; il est citoyen ; il jouit de la Liberté de Conscience et de la Liberté de la Presse.
La Cité.
69. La Cité répond en prédominance à connaissance. La Cité, sous ce rapport, s'appelle République.