‹ De l'égalitéChapitre 61 sur 145 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

» cune more ne puisse jamais reconnaître le sien; » et la licence accordée aux hommes et aux femmes après un certain âge; et les horribles réserves que cette liberté concédée entraîne pour que la république n*en souflre pas; et enfin cet endroit secret et inconnu « où l'on cachera, » comme il convient, les enfants des méchants sujets, et » même ceux des autres qui auraient quelque difformité; » tout cela aujourd'hui nous fait horreur!

On le voit donc, faute d'avoir connu l'égalité humaine, l'artiste Platon n'outrage pas moins l'Humanité que son disciple le savant Aristote ; je ne sais même s'il ne lui ûiit pas de plus cruels outrages : en tous cas, les siens sont plus doulouroux, parcequ'ils partent d'un cœur plus ami et plus dévoué. C'est le coup de poignard de Brutus. L'Humanité peut dire à Platon : « Et toi aussi, mon fils! »

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