‹ De l'Église et de sa divine constitutionChapitre 12 sur 114 · LETTRES I) APPROBATION XVII · texte numérisé non relu

LETTRES I) APPROBATION XVII

cl à laquelle on se sent, comme jamais, heureux el fier d'appartenir. Voua : vos lecteurs capables pour elle de tous les dévouements el affamés de

M les sacrifices.

D'une main sûre et puissante aussi, vous arrachez jusqu'aux racines ce malheureux naturalisme qui, pour notre énervement, notre honte et notre ruine, s'il se pouvait, s'est glissé, non autour de nous seulement, mais parmi nous, et qui jette tant d'ombres sur ce point capital de l'Eglise, de son origine, de sa nature, de sa constitution, do sa place el de sa mission parmi les sociétés humaines. A ce titre, votre livre est un remède efficace et opportun aux maux qui nous désolent. On y trouve les vraies armes pour combattre et finir d'abattre le libéralisme et ce qui reste encore de l'erreur gallicane dans un petit nombre d'esprits obstinés et aveugles. Vos pages sont un magnifique commentaire de cette constitution Pastor œternas qui est l'honneur et le plus beau fruit du Concile du Vatican. S'il arrive, par bonheur, que les politiques vous lisent, ils apprendront à quel point ils sont insensés et coupables en opprimant cette divine Epouse du Christ qui seule donne la vraie liberté, et en persécutant cette Mère surnaturelle qui M vit et n'agit que pour le bien et le bonheur des hommes que Dieu lui a donnés pour 61s.

Votre traite bien compris est pour attacher indissolublement tous les évéques du monde au Pape, Vicaire du Christ, et tous les prêtres à leur évéque. Vous ouvrez ainsi, dans la famille de Dieu, une nouvelle et large source d'union. L'union! tout le monde en parle; tout le monde la désire, au moins dans l'Eglise. Quoi de plus désirable, en effet? Elle est le vœu suprême du Sauveur et la lin de son sacrifice. Mais elle ne se fera point hors de la vérité. Saint Augustin le disait, ajoutant que celte vérité qui fait l'unité, c'est le Christ. Léon XIII le répète. Qu'on dise donc la vérité; qu'on rende témoignage à Jésus-Christ, mais un témoignage intégral, -incère, vigoureux, public, exempt de pusillanimité et de respect humain, pur de tout alliage profane, un témoignage enfin tel qu'est l'œuvre publiée par vous. Là, dans cette foi -impie, forte, enseignée et défendue par qui de droit, reçue par les fidèles et confessée par tous, est encore et sera toujours cette « victoire qui triomphe du momie n et de l'enfer, sauvant du genre humain tout ce qui veut bien être sauvé.

.le ne puis terminer cette lettre, cher et vénéré ami, sans vous remercier et vous bénir. Vh ! qu'il vous eût béni après vous avoir lu, ce grand évéque de Poitiers qui fut le cardinal Pie, et dont la sainte amitié est l'honneur de ma vie terrestre! Il savait tant l'Eglise! Il l'a si filialement aimée! Il l'a si vaillamment servie ! En vous louant comme je le fais, il me semble être encore son auxiliaire et son organe.

•{■ Chabxes, évéque d'Anlhédon.

*.n ion amiliaire du cardinal Pif. êréme d<* Poitiers. Arcachon, 7 mai

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