‹ De l'Église et de sa divine constitutionChapitre 5 sur 114 · X LETTRES D APPROBATION · texte numérisé non relu

X LETTRES D APPROBATION

interrompent à chaque instant la lecture. Que sera-ce au ciel, alors que nous pourrons contempler celte vision pleinement et sans aucune interruption !

Permettez-moi donc de pénétrer plus avant dans la méditation de votre livre, mine inépuisable de richesses théologiques, exposées clans un langage d'une clarté et tout ensemble d'une sûreté et d'une noblesse qu'on ne rencontre qu'en Bossuet.

Ce livre, qui à première vue ne semble destiné qu'aux études de quelque théologien ou aux contemplations de quelque mystique, est d'une immense utilité pour notre siècle, parce qu'on y trouve réfutées toutes les théories absurdes de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, sans autres raisonnements que la pure contemplation du grand ouvrage de Dieu. C'est ainsi qu'au ciel, un simple regard plongé dans la lumière infinie de Dieu révèle aux bienheureux toute la fausseté et l'illusion des erreurs qui obscurcissent l'esprit des hommes ici-bas.

Je me réserve de vous parler encore plus au long de votre livre lorsque je serai plus avancé dans sa lecture.

En attendant, comme évêque et comme très affectionné confrère, je vous remercie du grand bien que, par ce livre, vous avez procuré à l'Eglise, à moi et à tous ceux qui, comme nous, mettent au sommet de toutes leurs pensées les gloires de Jésus- Christ et de son Eglise.

Je prie Dieu de vous remplir toujours davantage de sa lumière et de ses bénédictions en me signant, dans les sentiments de la plus tendre affection et sincère admiration.

De votre Paternité, le très affectueusement dévoué en Jésus-Christ.

j- Dominique-Gaspard.

Archevêque Monréale, 8 septembre i885, fête de la Nativité de Notre-Dame.

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