‹ De l'Église et de sa divine constitutionChapitre 64 sur 114 · NATURE ET DROIT DIVIN DE CETTE CONSTITUTION · texte numérisé non relu

NATURE ET DROIT DIVIN DE CETTE CONSTITUTION

Le ' hct divin de l'Eglise universelle, Jésus-Christ, communiquant son sacerdoce aux évêques, a formé en eux l'Eglise universelle. Us en sont les docteurs, les pontifes et les pasteurs.

Mais leur action ne demeure pas renfermée dans cette splière supérieure, elle descend de l'Eglise universelle à l'Eglise particulière'.

Ainsi que nous l'avons dit dans notre premier livre, les puissances de l'épiscopat, sans subir de division ni d'altération, deviennent, par une appropriation mvstérieuse, le trésor de chacun des évêques.

Chacun des évêques exerce ainsi sur un nombre d'hommes restreint ces puissances, et, dans son ministère, apporte à ce troupeau, qui lui appartient singulièrement, la pure opération du sacerdoce de Jésu--( Ihrist.

Par là, chaque évéque a sa famille et son héritage qui lui est proprement et singulièrement attribué; et, après avoir considéré l'evèque dans le sénat de ses frères, assis à l'entour du trône visible de Jésus-Cbrist, qui est le siège de saint Pierre, nous devons le considérer siégeant lui-même sur un trône, présidant à son peuple et environné du sénat de son Eglise.

Nous ne répéterons point ici tout ce que nous avons dit déjà sur l'excellence de l'Eglise particulière, sur la simplicité, sur l'unité de la biérarchie qui fait de l'Église particulière une même chose avec l'Egli<e universelle, et sur ces divines réalités qui descendent en elle des sommets du mystère de vie caché en Dieu, qui la pénètrent.

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l'élèvenl. et. par une ineffable identification, l'assimilent aux hiérarchies supérieures; nous ne redirons pas comment elle est ainsi transportée, par des degrés qui sleflacent, dans la plénitude de la lumière, jusqu'au sein de la société de Iheu et de <on Fils. Jésus- Christ.

Jésus-Cbrist, avons-nous dit en traitant de ers choses, est sorti du sanctuaire de cette éternelle société pour venir à son Eglise catholique, son unique épouse, et il l'a formée du Collège des évéques. L'évêque, a son tour, sorl de celle assemblée de l'Eglise universelle où l'épiscopat reçoit sa première notion. Il ouvre le renie sacré de cette hiérarchie plus haute, et il vient à son peuple dent il se doit former une Eglise et une épouse.

Mais, en descendanl à l'Eglise particulière, le mystère de la liiérare hic ne dégénère joint ; car eette Eglise el celte épouse de l'évêque sera encore l'Eglise et l'épouse de Jésus-Cbrist, indivisiblemenJ unie a Jésus-Christ dans son éveque, procédant uniquement de Jésus- Christ, et ne voyant que Jésus-Ci risl dans l'évêque qui l'appelle. la su«(ite à la vie et préside à son gouvernement.

C'est à l'étude de l'Eglise particulière que nous consacrons ces pages.

C'est un spectacle digne de Dieu que celui d'une Eglise particulière dans toute sa force cl -a beauté. I nie dans un même mystère à l'Eglise universelle, elle est avec celle-ci et en celle-ci son chefd'œuvre, l'objet de ses c< mplaisances et le prix de la passion de son Fils, Jésus-Christ. Car ce divin Sauveur a soulfert pour se donner une Enlise immaculée, revêtue d'une jeunesse éternelle, et celte Eglise unique répandue par toute la terre apparaît avec tout le mystère de -a sainteté en chacune de ses parties.

C'est l'épouse du Roi, tout ensemble fiancée au Calvaire el couronnée par lui dans le ciel. Far le même amour qui a l'ait couler «on sang sur la noix pour la racheter à ce prix lui donne au ciel les splendeurs de la gloire divine.

Elle s'avance donc Aw Calvaire, où elle a pris naissance, vers le ciel, où clic doit être consommée, fortifiée dans le court voyage du tcmp< présent par les dons qui lui sent faits, et glorieuse des espérances qui lui sont données.

Son Epoux ne l'abandonne point pendant répreuve, et il «e rend présent à elle en la personne de son évèque.

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