I BGL1SI PARI ICI I.II.UL
Quel ordre admirable! L'évéque •■! la couronne de tes pr au delà toute la multitude Qdèle Dans cel ordre, la vérité <-t la sainteté sont communiqu ses i i" ites les parties; les lum ères
•ut de l'évèquc el se r< pandenl par le ministère des prêtres, par leurs mains es el la parole de I < * t * * bouche, a
travers tout le roi ps des fidèles.
\-« i s. ml soumis ilan> l.i paix à l'autorité sacerdotale d>-
[ue et des prêti es, autorité unique et qui garde le peuple dans
l'unité: car il n'j a dans l'Eglise qu'un évêque el qu'une (luire.
el les prêtres n'exercent pas de puissance qui ne vienne de cette
sou m- el n'en dépende.
Combien ce doux el auguste spectacle diffère de celui des cités mondain* par l'inconstance des choses hum unes,
et dont les constitutions incertain sa varient
n'esl pas toutefois que la fragilité humaine n'appai la suit les jusquedan9.1a viedes Eglises, et qu'elle n'atteigne
ici-!).i- les éléments encore imparfaits dont la nouvelle hum doit se formel peu à peu éa les épurant et se les assimilant. Sans douif. la constitution divine d-s Eglises particulières, < "in ne toute œuvre de Dieu, e->l en soi au lessus de toutes les vicissitudes et ne peut être troublée par aucune altération essentielle. Mais cb
-.•s prise isolément peut défaillir dans le cour- di par un jusl cb itiment de l'inB I ïlité d a p ■ iples. Le flambeau qui laire passe à d'autres climats; des Eglises naissent dans des régions jusque-là ténébreuses, penda il que d'autres ut et
disparaissent .
Toutefois, celles ci mêmes ne m -liront pa> véritablement; m lis elle- ont donné leur peuple d'élus à l'Eglise du ciel; le nombre prédestiné de Dieu en a ipli, el, toujours vivantes en eux,
elles vonl se perdre i Ire leurs cl u tés d ins les splen I airs
éternelles de l'Eglise du ciel.
Eglises qui semblent périr ici-bas sont des épis murs recueillis par le moissonneur; ce sont des ceps de vigne qui ont donné tout leur fruit; el cependant, portant ici-bas aux veux des hommes eomrae un caractère de mortalité, elles leui laissent des souvenirs et des Elles leur laissent aussi de terribles leçons dan^ les
causes manifestes de leur déclin terrestre; el !<•> ruinss des autels el des édifices sacrés, dans la destruction de tonte vrai.- civilisation, soûl 1rs tristes monuments qui redisent ^ans cesse ces leçons aux générations bumaines.
o L EGLISE
Mais, supérieure aux atteintes du temps, l'Eglise universelle, seule immortelle, survit à toutes ces décadences locales, et, triomphant des fragilités terrestres, elle répare sans cesse ses pertes par l'introduction dans son sein de peuples nouveaux qui, des ténèbres, viennent à sa lumière.
Ainsi scmblc-t-elle, dans le cours des siècles, fuir sans cesse de cité en cité, sans trouver jamais de repos assuré; car elle n'a point ici-bas de cité peimanei.ie: il faut qu'elle se sente toujours étrangère dans ce monde, et elle tire ce profit de la gueire laite aux saints parla bête infernale et des victoires remportées sur eux(i), de se tenir toujours plus détachée de la terre.
Mais, quand les Etats et les peuples se lassent de lui donner lliospitalité; quand ils se retirent d'elle, ne lui ravissant pas seulement l'appui mondain des richesses et de la puissance, mais entraînant les âmes dans l'infidélité et éteignant le flambeau des Eglises; pendant qu'ils la croient, dans sa fuite, affaiblie par les spoliations et les apostasies, elle n'a fait que secouer, en délaissant jusqu'aux pierres sacrées de ses temples, la poussière de ses pieds contre les cités dont elle s'éloigne ; elle leur devient étrangère pour leur malheur, et elle trouve aussitôt de nouveaux asiles à sa royale et toute-puissante pauvreté auprès de peuples dociles qu'elle enrichit de lumière et de sainteté.
Ainsi les défaillances des Eglises particulières ne sont au fond épie l'accomplissement incessant de la loi providentielle qui fait de la vie de l'Eglise un pèlerinage ici-bas; et Dieu, qui les permet, les fait entrer dans ses elesseins. Juseju'à la fin du monele, l'Eglise paraîtra à la fois toujours reine et toujours errante sur la terre, et cette parole du Sauveur s'accomplira sur elle : « Quand on vous chassera d'une cité, fuyez dans une autre; en vérité je vous le dis, vous n'achèverez pas de parcourir toutes les cités d'Israël jusepu à la venue du Fils de l'homme. » (2)
§ II
11 est nécessaire ici de le remarquer: ce que nous disons de la décadence et de la destruction auxepaelles les Eglises particulières
(1) Apoc. xni, 7.
(2) Cum autem pcrsei,uentur vos in civitate ista, fugite in aliam. Amen dico vobis, non eonsummabitis civitates Israël, donec veniat Filius Lominis. (Malth.