‹ De l'égliseChapitre 13 sur 76 · Ne les imposer qu’au corps dirigeant · texte numérisé non relu

Ne les imposer qu’au corps dirigeant

Par là, tout en assurant tous les points fondamentaux, on laisserait libre tout ce qui peut le rester ; on concilierait la condescendance et la fidélité, les obligations de la charité et celles de la foi, les intérêts de l'Eglise et ceux de la doctrine, et on satisferait aux deux besoins d’unité et de liberté si vivement ressentis aujourd’hui.

Et j'ajoute : par là, on serait beaucoup plus fidèle, qu’on ne le pense parfois, aux principes des réformés du xvite siècle. Car, comme le dit Mestrezat, « les assemblées ecclésiastiques dressent des confessions de foi, non comme loix et ordonnances de leur jurisdiction et authorité sur les consciences, laquelle jurisdiction demeure tout entière à Dieu, mais comme déclarations de leurs créances (croyances), pour estre des aides et des addresses (indications) à la connaissance de la vérité, et des moyens d'ordre et des marques d'union. »

Mais, je le répète, le profésseur de Montauban né propose aucun formulaire. [l renvoie à ce qu’il a dit des points fondamentaux... Il pose en fait, cependant, que « l'article, qu'il faudrait porter en première ligne, est celui de l’inspiration des Ecritures, autrefois sous-entendu, ou supposé,

\ LA PREFACE XXHIT

plutôt que posé, parce qu’il était universellement et pleinement admis. ». Et il conclut sur ce point par les lignes suivantes, qui valent d’être citées :

« En somme, si le régime des formulaires est difficile, celui qui prétend sen passer est impossible. Une Eglise, sans règle de foi, n'est pas plus une Eglise, qu'un Etat, sans constitution, n’est un Etat. Cest moins encore. Car le despotisme peut tenir lieu de loi dans l'Etat, tandis que rien ne peut tenir lieu d’une doctrine dans l'Eglise, puisqu’elle n’est qu’en elle et par elle. L’esprit des Ecritures, les données de l’expérience, la nature des choses, font du premier système une obligation et une nécessité. C'est à chaque époque et à chaque situation à l'appliquer dans la mesure et sous la forme qu’elles réclament. »

IL eût été difficile de dire mieux et plus vrai.

Il me resterait maintenant à parler, d’après notre auteur, de la constitution extérieure de Eglise et du régime presbytérien synodal, qu’il préfère à tout autre, tout en redoutant, avec trop de raison, les résultats de Pintroduction,

. alors récente, du suffrage universel dans notre Eglise; puis

de l’union de lEglise et de l'Etat, dont il est un partisan convaincu, pourvu qu’elle existe en même temps que « Pindépendance respective de chacun des deux corps, dans ce qui lui est propre »; enfin, de la dernière partie

du volume, où l’auteur traite longuement, à propos du

Le

culteet des sacrements, du baptême et de la Cène... Mais j'ai déjà trop longtemps sollicité lattention du lecteur. Quelques impressions, done, avant de terminer.

Non pas sur l’homme. M. le Professeur Pédézert, dans Souvenirs et Etudes et dans Cinquante ans de Souvenirs ; M. Recolin, dans l'Encyclopédie des Sciences Religieuses,

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