PRÉFACE XXIX
plie, et c’est certainement une dette que vous acquit- DNPUZ..
Mais, encore une fois, en voilà assez. Je m'aperçois même que je n'ai pas parlé de certains regrets que Je voulais exprimer. Je me borne donc à les mentionner brièvement, avec d'autant plus de liberté, qu'ils sont surtout imputables à la force des choses.
Ainsi, il est évident que si lPéditeur du présent volume a bien fait de l’éditer à peu près tel qu’il Pa trouvé, et que si je le félicite du pieux respect qu’il a montré en cela, M. Jalaguier, le publiant lui-même, y aurait apporté plusieurs modifications. Le plan serait devenu plus net; le lecteur aurait eu besoin çà et là d’un moindre effort d'attention: certaines digressions un peu longues auraient été abrégées, certaines répétitions supprimées. Certains mots, français à la rigueur, mais que Littré marque de ce qu’on a appelé sa « terrible croix », comme « indépendantisme », ou pas francais du tout, comme « négativisme » auraient sans doute été remplacés. Non pas qu'il y ait lieu de faire un grand crime à l’auteur de ces libertés de langage. Qui donc n’a été tenté, ne s’est presque cru obligé de forger des mots? Et puis, n°’ aurait-il pas lieu de donner à notre langue théologique, assez pauvre en somme, une part de la responsabilité de ces néologismes ?
Ii n’est pas douteux, enfin, que l’ouvrage, tel qu’il est, ne présente quelques lacunes, et ne soit pas toujours aussi actuel qu'on le souhaiterait. Des questions se posent aujourd’hui qui ne se posaient pas autrefois, ou surtout (car il y a, là aussi, beaucoup de vieux-neuf), se posent aujourd’'hui autrement qu’elles ne se posaient autrefois. Il est: clair qu’écrivant maintenant, M. Jalaguier aurait pris les mesures nécessaires pour ne laisser aucune place à de tels regrets de la part du lecteur. Mais il est non moins clair qu'on ne saurait équitablement reprocher au vénérable