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de la science.
caractère du nouveau rationalisme est tout autre, parce qu'il s'appuie sur une philosophie toute différente. Avec l’orthodoxie, il place le fondamental de l'Evangile dans ses dogmes particu-
liers, surtout dans la «révélarion historique de Dieu en Christ » ;
seulement, il se réserve d'interpréter cela à sa manière, et nous
savons ce qu'il en fait généralement ! Il n’y laisse, en fin de comple, qu'un humanisme panthéistique ou mystique, une pure nolion idéale que chacun façonne à son gré; tout reste en apparence, en réalité Lout s’en va.
Rappelons un principe dont l’application est ici d’une importance extrème. Dans chaque doctrine, le fondamental c’est uniquement la donnée formelle de l’Ecriture; c’est le fait de révélation, non la conception qu’on s’en forme ou ja théorie à laquelle il a pu servir de base; c’est la partie biblique, non la partie théologique (1).
Ainsi, dans le dogme de la « corruption » et du « péché criginel», la règle de foi ecclésiastique doit déterminer que cette dégradation morale, qui éloigne les âmes de Dieu et leur ferme le Ciel, est universelle, que l'homme né l’a point reçue du Créateur, qu’elle est en lui le résultat d’une chute volontaire (Gen. IL; Rom. V). Voilà les éléments constitutifs du dogme, les points vraiment essentiels, ceux que donne décidément la Révélation, ceux qu'il
importe par conséquent de garantir. Quant au siège du penchant
au mal, à sa nature exacte, à son caractère propre, au degré précis de son étendue et de sa force, à son mode de transmission,
(1) Cette distinction capitale a toujours été faite, sous une forme ou sous l’autre, alors même qu'on la négligeait ou qu’on la rejetait systématiquement, tant elle est naturelle, évidente et nécessaire. Elle est impliquée dans ce principe, souvent posé par nos théologiens, que les points fondamentaux sont clairs, populaires et étrangers aux spéculations de l’école (Turettin, IVe principe, p. 18) ; ou dans cet autre : qu’un fait peut être fondamental tandis que son mode et ses circonstances ne le sont pas (Jbid., p. 20). — Elle correspond à ce que les catholiques nomment domaine de la foi et domaine de l'opinion, décisions ou définitions de l'Eglise èt théories