‹ De l'égliseChapitre 9 sur 76 · PRÉFACE XVI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XVI

générale et constante, la légitimité de la division qu'il adopte ; comment il réfute les objections faites à cette doctrine par les plus « latitudinaires », ou par les plus « séparatistes », ou par le catholicisme romain, soit qu’on réduise l'essentiel à rien, ou qu'on mette tout dans l’essentiel ; comment, enfin, le pieux professeur de Montauban classe lui-même les articles fondamentaux et quelles sont les conséquences qu'il tire de cette classification, tant au point de vue ecclésiologique général, qu’à celui de l'Eglise Réformée, j'invite le lecteur à le rechercher lui-même. Quelle que doive être son opinion sur les vues de l’auteur, là encore, comme Je l'ai dit, si profondément fidèle à la doctrine réformée traditionnelle, il ne pourra qu’admirer la droiture de sa conscience et la fermeté de sa foi.

On ne saurait tout dire. Pourtant je voudrais encore imdiquer quelques-unes des vues de M. Jalaguier sur le pouvoir ou l'autorité de l'Eglise, en matière dogmatique et en matière disciolinaire. Ce sera, du reste, une nouvelle occasion de les rapprocher de celles de nos anciens théologiens.

Pour lui, comme pour eux, l'autorité dogmatique est réelle, mais elle s'exerce purement et simplement en constatant ce qu’emporte la doctrine biblique. Aussi nos théologiens d'autrefois lappelaient-ils « interprétative », par opposition à l'autorité disciplinaire, dite « nomothétique », parce qu’ils reconnaissaient à l'Eglise le droit de promulguer, sous certaines réserves, des canons relatifs à la discipline et au culte.

Il n’en est pas de même, est-il besoin ï le dire ? dans l'Eglise romaine, car cette Eglise « établissant une autre source ou règle de vérité, la tradition ecclésiastique, en à

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