PAR UE
assis sur le tabouret, on descend au-dessus de sa tête ur. disque armé de pointes, le souffle auquel il est sonmis prend le nom de douche statique. Ce disque est relié à une chaîne qui permet de le placer à une distance plus ou moins grande de la tête du sujet. Fig. 6.
c) Lu friction électrique consiste à produire de petites étincelles eutre la pe: «a du sujet et un excit teur sphérique, à travers une ou pl'isieurs couches de laine on de drap. La boule de l’excitateur est appuyée sur l'étoffe et la longueur des étincelles est égale à l’épaisseur de celle-ci. Dans ces conditions, des étincelles multiples (une pluie d'étincelles) jaillissent e1 produisant une sensation désagréable de piqûres multiples. La friction électrique exerce, d’après Vigouroux, une action locale excitante et des actions éloignées ou réflexes, dont l'effet total est sédatif. Elle stimule la sensibilité cutrnée et est indiquée dans l’anesthésie en plaques.
d) Pour le bain statique, le sujet, placé sur le tabouret isolant et mis en communication avec l’un des pôles est porté au même potentiel que la machine elle-même; l’éiectricité s'échappant par toutes les aspérités du corps, celui-ci est parcouru par un courant de haute tension dont 1l est en quelque sorte saturé.La sensation éprouvée n’est pas désagréable, on ressent, lorsqu'on s’observe avec soin, une impression comparable à celle d’un voile de gaze qui vous frôlerait la figure; en même temps une sensation de chaleur apparaît souvent. L'action du bain statique est manifeste, même sur les sujets sains. Les effets physiologiques de ce mode d’électrisation ont été étudiés avec beaucoup de soins durant ces dernières années : le pouls devient d’abord plus fréquent, l'augmentation peut atteindre 20 p. 100 ; si, après avoir soumis un sujet à une série de bains statiques, on vient à lies suspendre, la fréquence du pouls se maintieut à la valeur atteinte pendant les premières applications, pour ne redevenir
normale qu’une huitaine de jours plus tard. La tension artérielle est augmentée ainsi que la force dynamométrique du sujet après cha-
que séance, la capacité respiratoire du sang monte de 1/8à 1/6 ; il est probable que cet accroissement des combustions est dû à l'ozone qui se produit en grande quantité pendant le bain, l'oxygène ozonisé