‹ De l'électrisation localisée et de son application a la pathologie et a la thérapeutiqueChapitre 13 sur 73 · C. - Sens (le l'ouïe · texte numérisé non relu

C. - Sens (le l'ouïe

1° Remplir d'eau tiède le conduit auditif externe; plonger dans ce liquide un rhéophore métallique, une sonde, par exemple, et fermer le courant en posant le second rhéophore humide sur la nuque, (^e procédé de faradisation, sur lequel je reviendrai, m'a permis de faire des recherches électro-physiologiques et pathologiques sur les usages delà corde du tympan. 2" Le rhéophore du conduit auditif externe étant placé comme ci-dessus, introduire par les fosses nasales, dans l'orifice de la trompe d'Eustache, une sonde d'Itard, isol«''e par du caoutchouc, excepté à ses extrémités, et fermer le courant en mettant les deux rliéopliores en rapport avec les pôles de l'appareil.

La sensibilité de la membrane du tympan est très grande; aussi d()it-on se garder de la faradiser avec des intermittences rapides et à doses élevées. On verra, par la suite, (pie certaines surdités nerveuses et même des surdi-mutités congénitales ont été traitées avec, succès par ces procédés.

D. — Sens de l'odorat.

Un rlK'ophore humide étant placé derrière la lUKpie, le second rhéophore par exemple, une sonde m(;talli(iue d'un petit diaiuetre et

9() Mi;iii()i)(»i,()(;iK.

isolée par (lu eaoïilelKnie, excc'[)leà ses cxti'einiles, csl piomciiec bUi

Ions le.^ poiiil^ (le la niii(|nens(; nasiilo.

H iiî'a soiiveiil suffi (i'e\(il(;r lies raihlement la sensibilité; ^/'ik'rale tic lu niuciucuse nasale puur rappeler Iddoi'at peidn ou all'aibli.

K. — Sons (lu goi'll.

Les rhei)[)lioi'es nu'lalli(pies m)i\[ |)i()ineiie^ siii' les hoi'ds de j.i langue et sur la voûte palatine.

L'excitation électrique des sens de la vue, d(.' l'ouie, de l'odorat et du goût doit être faite avec beaucoup de circonspection, car elle retentit vivement dans le cerveau. Elle est en cons(''(iuence contreindiquée dans les cas où l'on doit éviter l'excitation cérébrale. On devra toujours, dans ces sortes d'opérations, mettre l'appareil au minimum, élever ^graduellement la dose électrique, et ne jamais produire de sensation trop douloureuse. Il sera encore prudent d'opérer avec un courant à rares intermittences.

(>; III. Faradisation des organes génitaux chez l'homme.

Les lésions organiques ou dynamiques qui produisent les paralysies musculaires ou cutanées portent assez souvent, en même temps, le trouble dans les fonctionsdes organes génito-urinaires de l'iiomme. La conséquence ordinaire de ces troubles i'onctionnels, c'est l'impuissance ou l'impossibilité du coït, la paralysie de la vessie ou la perte de la sensibilité de cet organe. Ayant étudié l'influence tliérapeutique de la faradisation localisée sur ces dilférents états, je vais exposer succinctement les résultats de mes recherches.

La sécrétion du sperme peut être diminuée ou pervertie; il en résulte que l'appétit vénérien n'est plus éveillé par l'instinct génésique, et que l'érection est nulle ou incomplète. Il m'a paru qu'il était indiqué d'agir sur l'organe sécréteur du sperme, le testicule, et sur les réservoirs chargés d'élaborer cette humeur, les vésicules séminales.

La faradisation du testicule est des plus simples. Pour cela, je place les rhéophores humides sur le scrotum, au niveau du testicule ou de l'épididyme; le courant, traversant alors la peau, concentre son action sur ces organes. La sensation développée par cette opération est très douloureuse, et retentit dans les lombes ; elle est analogue à celle que produit la compression du testicule ou de l'épididyme. Ce dernier est plus sensible à l'excitation électrique que le testicule. La faradisation du testicule ou de l'épididyme doit être faite avec un courant modéré, leur surexcitation pouvant être suivie

FAlUniSATION DES ORGANES GÉNITAUX CHEZ L'HUMMF. 97

d'une iK'vralgifi très douloureuse, comme cela est arrivé à un malade (jue j'ai soumis à ees excitations. Je rappellerai ici que le courant de la première hélice excite plus vivement ces organes que celui de la seconde hélice.

La faradisation des vésicules sf'minalcs se pratique à l'aide du rhéophore du rectum que j'ai décrit plus haut. 11 est introduit dans l'intestin préalablement vidé, et dirij,^'; de manière que l'olive qui le termine se trouve en rapport avec les vésicules séminales. Il suffit, pour cela, d'im))rimer au rhéophore des mouvements de droite à pmche, et vice versa. Sous l'influence d'un courant intense, le courant traverse l'intestin et arrive iid'ailliblement dans les vésicules qu'il excite énergiquement. Je n'ai pas besoin de dire (^ue le circuit doit être fermé, en plaçant un secontl rhéophore sur un point peu excitable du corps. Quand il n'y a pas de contre-indication, j'introduis un second rhéophore dans la vessie, dont j'excite le basfond, de manière à placer les vésicules séminales entre les deux rhéophores.

Le liquide séminal coule souvent en bavant, non-seulement par suite d'une sorte de paralysie des vésicules séminales, mais aussi par le lait de la paralysie du releveur et du sphincter de l'anus, et des muscles de l'urèlhre. Il convient alors de faradiser les vésicules séminales, comme il vient d'être dit, et de diriger l'action faradique dans chacun des muscles qui concourent à l'éjaculation.

La faradisation du releveur et du sphincter de l'anus a déjà été décrite. Les muscles bulbo et ischio-caverneux se faradisent comme les muscles des autres régions du corps, c'est-à-dire en plaçant les rhéophores humides sur les points de la peau qui correspondent à leur surface.

Les testicules, la peau du pénis, du scrotum, du «périnée, le gland et le canal de l'urèthre, peuvent être frapjjés d'anesthésie complète. J'ai vu, chez un malade, l'impuissance ne pas reconnaître d'autn» cause que cette insensibilité générale des organes génitaux. Voici le procédé de faradisation que j'ai employé dans ces cas : j'ai excité la sensibilité des testicules à l'aide du procédé décrit ci-dessus; puis un rhéophore vésical a été promené longtemps dans le canal de 1 urèlhre, en agissant principalement sur le point le plus irritable, la fosse naviculaire. Enfin la fustigation électricjue par les lils métalliques a été employée pour rai)peler la sensibilité de la peau du [)enis et du scrotum. Je rapporterai, i)ar la suite, ce fait intéressant.

l^e but de la méthode de faradisation localisée que je viens d'exposer dans les trois articles précédents e>t de limiter, autant (jue

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98 Minii()i)(»i.()(.iK.

])()ssil>l(!, l'acJioii ('l('{'tii(jii(; dans l(!s oi-^miics. Lns jipplic.ations licnriMisos ((Ut' j'ai laites de cctU! nicllKxh! à la pliysiolo^ii;, ii la ^)allloloj^ie, à la ihéra|K;uti(jii(', (l<'in(;iiln'iil (jiuj peu d'orgaiies échappent à l'cxcitaliou ('It'ch'uiutMliiwu'Ic ou indirecte.

AUTICLK V.

EFFETS r.ÉNÉRAUX DE LA FAKADISATIOiN LOCALISÉE.

Ontro l'action locale et immédiate produite i)ai' les recompositions électriques, opérées dans les orj^anes, la l'aradisation exerce encore des effets généraux dont on doit tenir compte dans la pratique. L'influcFice de l'excitation générale peut activer les sécréticms, la transpiration par exemple ; elle peut se faire sentir sur tel ou tel organe, suivant les dispositions individuelles. C'est ainsi que, dans l'aménorrhée, la menstruation est rappelée ou modifiée par la l'aradisation, de quelque manière que celle-ci soit appliquée.

Je crois avoir démontré que l'excitation électro-physiologique est limitée, en général, aux points qui se trouvent en rapport avec les rhéophores ; cependant c'est une croyance répandue parmi un grand nombre de praticiens, que le faradisme surexcite toujours les centres nerveux. Si cette opinion est fondée, on conçoit le danger de l'emploi d'un tel agent thérapeutique, dans le traitement de certaines paralysies, surtout de la paralysie cérébrale.

En prenant soin de tenir les rhéophores rapprochés l'un de l'autre, on est certain que l'action des courants ne se fait sentir que très faiblement sur les centres nerveux. Je dirai, dans le chapitre suivant, comment on peut diriger l'excitation sur ces centres nerveux, lorsqu'il est indiqué de les stimuler.

11 me sera facile de démontrer que la faradisation réagit sur les centres nerveux seulement par l'intermédiaire de la sensibilité qu'il surexcite. Que l'on provoque, en effet, des contractions, sous l'influence du courant le plus intense et le plus rapide, dans des muscles paralysés consécutivement à une hémorrhagie cérébrale, et privés en même temps de sensibilité, l'excitation électrique sera localisée dans les points faradisés, les muscles se contracteront trèsénergiquement, et le malade n'en aura pas même la conscience ; quelque longue, quelque fréquente que soit l'opération, il n'en sera jamais incommodé. Si, au contraire, ce même courant est appliqué, chez le même malade, sur des muscles qui jouissent de leur sensibilité normale, il produira non-seulement des douleurs très vives et immédiates dans les muscles, mais encore une surexci-

EFI'KiS (.ÉNKHAllX DE I.A l-'AHADISATION I.OCALISKK. 99

tatioii jj;éii(''ralc (|ui |)()Ui'ni occasioiinor des accidents cérébraux.

Il iiuî paraît ressortir de ces considérations que la taradisalion locali^'c réai^it très faiblenjcnt sur les centres nerveux, (juand on la piatique de manière à ne pas excitcM* trop vivement la sensibilité, pourvu que les rbéopliores soii^nt très rapprochés l'un de l'autre.

Mais il est un point important pour les applications de l'électricité chez l'homme, qui, jusqu'ici, n'a pas encore été agité, que je sache, je veux parler de l'influence dynamique (pje fait éprouver aux malades le changement d'état occasiormé dans leur électricité naturelle par l'électrisation. Pour bien se rendre compte de ces ph(''nomènes, il est essentiel de s'expliquer ce (jui se passe phvsiquement chez l'homme lorsqu'il se soumet à l'action d'un courant laradique. A l'instant où les rhéophores d'un appareil d'induction sont appliqués sur les points du corps de l'homme, l'électricité naturelle du derme est décomposée et les électricités de noms contraires s'accumulent vers chacun des rhéophores et s'échappent en quantité suffisante pour neutraliser le courant qui est venu troubler leur repos. Cette neutralisation opérée, les deux électricités contraires dont le corps est encore pénétré, se réunissent pour reprendre; leur état normal et ne se séparent de nouveau (jue lorsqu'un nouveau courant vient encore les désunir. Telle est la série des phénomènes physiques qui se produisent plus ou moins fréquemment chez l'honnne, suivant la rapidité et la fréquence des intermittences du courant d'induction dirigé sur ses organes.

Eh bien, ces modifications apportées dans l'état naturel de l'électricité dont est pénétré le corps de l'homme, ne; i)roduisent, en général, aucun efiét dynamique appréciable. Mais il faut que l'on sache que, dans certaines conditions nerveuses, difficiles à anî^yser ou à expli(iuer, l'homme ne peut é[)rouver inq)unément ces changements apportés dans son état électrique naturel, il se développe alors chez lui des phénomènes généraux qui, s'ils ne contre-indiquent l)as l'emploi de la faradisalion, prévieiment du moins ([u'il faut alors être circonspect dans son application. On sait, en eifet, que certaines personnes sont très sensibles aux influences électriques de l'atinosphère. Je connais une dame (pii, dans l'état d'orage, est frappée pendant (pielques heures d'une paralysie générale. De mènie j'ai vu des sujets qui, sous l'influence de la faradisation, éprouvaient des troubles nerveux singuliers. Ces elfets généraux n'étaient pas le produit de l'excitation des organes, ils paraissaient détermines par la modification de l'état électrique du corps. Ahisi, la faradisation occasionnait des éblouissements, un sentiment dd défaillance, un

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ciil^ourdisscincnt f^V'iirnil, alors iikmho que roprration, prali(|iH'0 tivs raihh'nw'itt, n'avait produit aucune sensation loeaN;. J'ai ohserv«'*, à la C.liarilc, une j(îun(' fille paralytique, tellement sensil)!»' à riniluence cxci'ei'e sur son état t;<'iiéi'al par les courants d'irifluction (pie la laradisation lut coiitr(>-in(li(pi(''«î clicz elle, l)i«;n (pi'ello n'en ressentît aucune sensation locale. Je vais rapporter, avec (juehpies détails, cette observation (piioll'reun i^rand intérêt.

Orskrvation IV. — Salle Sainl-Viucenl, n" 26 (service de M. Andral). Eu"-énii' Thouvenin, âgée de seize ans, née à Paris, d'une assez bonne constitution, d'un tempérament lymphatique, t'ontraclure continuel des fléchisseurs des doigts et du pouce de la main gauche ; on ne peut étendre ces doigts, quelque effort que Ion fasse ; la malade peut étendre et fléchir l'avantbras t^auche : elle marche sans traîner la jambe gauche, mais elle se fatigue facilement et sent une faiblesse de ce côté. A gauche, une aiguille enfoncée profondément dans les tissus, des coups violents sur les surfaces osseuses, ne produisent aucune sensation ; perte de la sensibilité tactile dans les mains et dans les pieds. Debout ou pendant la marche, la malade ne sent le sol que par la face plantaire du pied droit. Insensibilité de la peau de la face, de la conjonctive et affaiblissement de la vue, à gauche; du même côté, perte de l'odorat, du goût et de la sensibilité générale de la muqueuse nasale et buccale. Quoique la malade soit insensible aux excitants extérieurs, elle éprouve souvent des douleurs profondes dans les membres supérieurs et inférieurs gauches ; elle ne peut supporter la pression dans un point fixe et limité au-dessous de son sein, siège d'une douleur continuelle ; cinq ou six vomissements, par jour, soit des boissons, soit d'une partie de ses aliments; pas d'accès d'hystérie, ni étranglements, ni palpitations; pas de souffles anormaux au cœur; souffle carotidien.

A la première séance de faradisalion, les excitations électro-cutanées, musculaires, osseuses ou périostiques, et même les excitations des troncs nerveux, ne donnèrent lieu à aucune espèce de sensation, du côté malade. Les muscles seuls se contractèrent lorsqu'on les excita, sans que la malade en eût la conscience. A la seconde séance, elle n'éprouva, comme la veille, aucune des sensations locales produites ordinairement par les recompositions électriques; mais elle se plaignit dune espèce de point dans le côté gauche, avec étouffement et palpitations, nausées, éblouissements et céphalalgie. Ces phénomènes furent d'autant plus prononcés que le courant fut plus intense, et que les réophores furent placés plus près de la région précordiale. Si les rhéophores étaient placés du côté sain, les phénomènes ordinaires, produits par les recompositions électriques, se manifestaient, sans aucun de ces effets généraux. Ces phénomènes bizarres m'inspirant quelque défiance, je répétai plusieurs fois l'expérience suivante en

EFFETS GKNKUAUX DE LA KARaDISATION LOCALISÉE. 101

présence de MM. Aiidral, Tliiriid, L;ic;i/.i\ el des élèves qui suivaient liabituellement la visite de M. Andral. On fit eu sorte que la malade ne pût ni voir ni entendre, el l'on plara des rlu'ophores à rextrémité inférieure de la jambe ^^auche, de manière à oj)érer des recompositions électriques dans la peau. Aussitôt que l'appareil l-jt mis en action, elle accusa les phénomènes que j ai signalés plus haut. On interrompit la communication avec le courant, en laissant cependant les rhéophores en place et de manière qu'elle ne put en être prévenue, et à l'instant tout disparut. Les rhéopliores, placés sur le côté sain, j)roduisirent ou une sensation de brûlure ou des contractions, avec la sensation qui leur est spéciale, suivant les lit;ux ou se firent les recompositions électriques, mais ils ne développèrent aucun des phénomènes généraux i)récédents. Cette expérience, faite un très grand nombre de fois et plusieurs jours de suite, donna toujours les mêmes résultats. La malade fut tellement sensible à l'influence électrique, qu'elle accusa les plus petits courants du côté malade, tandis que, du côté sain, les phénomènes électroculanés développés par ces mêmes courants étaient à peine appréciables. Chaque fois que cette jeune fille fut soumise à l'excitation électrique, quelque courte que fût la séance, quelque faible que fût le courant, elle conserva longtemps des douleurs de tête et des troubles dans la vue, un-malaise général, un point dans le côté, et un redoublement de vomissements auxquels elle était sujette depuis quelque temps.

Réflexions. — Il est bien (lifficile de trouver la clef de ces singuliers phénomènes. La théorie des recompositions électriques locales ne leur est certainement pas applicable, car la malade était privée de sensibilité dans les points sur lesquels j'agissais, et elle n'éprouvait aucun des ellets physiologicfues ordinaires des recompositions électriques, opérées dans la peau, dans les muscles, etc. Si c'eût été un effet sympathique, l'excitation douloureuse, développée dans le côté sain parla faradisation, n'eût pas mamiué, je crois, de provoquer des phénomènes généraux. Je crois, sans attacher toutefois une grande importance à cette explication, que le côté malade se trouvait dans des conditions électro-dynamiques anormales, spéciales et que les changements continuels et temporaires, apportés dans l'état de son électricité naturelle, par rinfluence du courant mlermiltent de l'appareil, étaient les seules causes des étranges phénomènes nerveux qu'elle éprouvait. Cette jeune lille était tellement sensible à l'iniluence de réiectricité, qu'on aurait pu la considérer, pour ainsi dire, comme une sorte dé galvanoscope animal.

Ce n'est pas l'état hystéri(iue qui développe cette extrême s^MJsibilite aux influences électriques, car sur plusieurs cenUiines de femmes plus ou moins hystériques, chez lescpielles j'ai eu occasion

40Î coNsiDi-.iiATioNs iiisniuiuiKs i:t cuiïioits.

de |)i';ili(Hi(i' la laïadisalioii localisée, \o, n'ai pas (»I)s(M'\<! iiiicscîiile

l'ois It's plicnoiiiriics dcciils dans r(i!)S('i'vali(Ui prcccdciitc.

(Vs pliciioiiK'iK'S se produisent même aloi's (jiie le sujet s(î trouve clans son elat normal liahituel. Ainsi, je» pourrais eiler rex(îniple (l'un (le mes e(UitVères et amis, (jui ne peut s'exposer à l'eUîetrisaliou sans éprouver (les vertiges, des eblouissements, etc., (|U(;l(jU(; l'aibU^s que soient les phénomènes éleclro-pliysiolo}^i(pirs, |)i'()vo(|ués chez lui. Je ne saurais dire (juelles sont les causes (pii prédisi)osent à cette extrême sensibilité aux influences «'!lectri(jU(!s.

Des faits exposés ci-dessus, je déduis les propositions suivantes :

1° Les changements apportés dans l'état de l'électricité natunille dont le corps de l'homme est pénétré, peuvent produire, indépendamment des phénomèîiies électro-physiologiques locaux, dus ;à la faradisation localisée, des effets généraux d'un ordre particulier.

2" Le plus ordinairement, ces ellets généraux ne sont pas appréciables. Ils ne se manifestent que dans certaines conditions dynamiques inconnues et rares.

y Ces eifets généraux, dont les principaux sont des étourdissements, des eblouissements, des nausées et même des vomissements, rendent difficile l'application de l'électrisation même localisée ; quelquefois ils en contre-indiquent l'emploi.

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