AIM'AUKIIS V(>l,TA-FAUAI)l(.)i;i:S
loiis les |t(>r<'s dus ('li!ui)()ii >. INuii' ciilreliMiii" la puissainc de la jiilc, il n'est lK'M»in ([lie dr verser, elicKpie lois (jii'oii met l'appareil en acliun, nue pelile (piaiitilé d'aeide suiriiri(jue ^u^ les cliarlMui^, (pie l'on a eu soin de l'aire séeJKi-.
Ainsi préparés, les charbons placés dans leurs bacs eu caoutchouc dunû, sont enleruiés dans chacun des compartiments des tiroirs IJ et U' (lifi- '20), comme dans les figures 2;> et 2'i. Les charbons du tiroir supérieur U'sontappliipjés: 1" l'antérieur C(fig. 23) contre' un morceau de caoutchouc durci, (pii lait ressort et sur lequel est rivé le contact G' en platine, 2' le postérieur G' contre im contact platiné, soudé au zinc Z cpii fait partie du compartiment antérieur. Une pièce de caoutchouc durci, faisant ressort, placé entre la paroi postérieure du bac et le charbon, repousse celui-ci contre le contact. Le charbon du tiroir intérieur (tig. 2^) est posé contre un contact à ressort, comme dans le compartiment antérieur de la figure 23. Après avoir placé sur ces charbons les draps largement humectés par la solution acidulée an dixième, ainsi que je l'ai déjà dit, les zincs sont appliqués sur ces derniers, comme dans les figures 23 et 2^. Alors, s'étîint assuré que toutes les pièces de la pile sont bien placées, on enfonce les tiroirs dans l'appareil et l'on tourne le bouton A' (fig. 20) de manière que la barre soit verticale et empêche les tiroirs de s'ouvrir.
Veut-on obtenir les intermittences rapides du trembleur A (fig. 20), on tourne de droite à gauche le bouton G (lig. 20 , qui maintenait fixe la plaque mobile, puis on tourne de droite à gauche les boutons E, G, L, N, jusqu'à ce qu'ils soient en contact avec les petites pièces platinées qui leur correspondent. A l'instant, cette plaque s'agite rapidement entre la vis S et l'aimant temporaire de l'hélice centrale.
Si les intermittences doivent être plus ou moins éloignées les unes des autres, les choses étant disposées comme précédemment, on tourne de gauche à droite le bouton G (fig. 20), jusqu'à ce que la plaque A du trembleur soit immobile; on détourne le bouton L de gauche à droite jusqu'à ce qu'il ne soit plus en contact avec la pièce platinée qui lui correspond ; on met en rapport avec ce bouton l'un des conducteurs fixés à l'un des boutons I de la pédale rhéotome Y, et l'autre conducteur qui est fixé au second bouton 1' de cette pédale est mis en communication avec le bouton L'. Alors il suffit d'appuyer le pied sur le bouton à ressort 2 de la pédale et de le relever ensuite pour fermer et ouvrir le courant. On conçoit qu'il est ainsi facile d'obtenir des intermittences plus ou moins éloignée les unes des autres.
(iRAND APPAREIL VOLTA-FAUADIUIE \)K I/aITKI'H. 139
I.()rs((H(,' le j^Madiiatciir l> (;st entièroineiil ciiloiicr (iaiis rajipaicil, l»;s courants sont à leur ininiinnin (rinlensitt'; il sni'lil donc, pour les an^incntci", de faire sortir cegraduateur, ou par niilliinètres ou par centimètres.
L'appareil étant mis en action, on fixe les conducteurs sur les boutons l* et Q (lig. 20j aux([uels on fait arriver, selon les indications à remplir, le courant de la première hélice ou celui de la seconde hélice, en tournant à droite ou à gauche l'aiguille du conmmtateur ; auxextrémités libresdes conducteurs sont fixés les rhéophores: cylindres, balais métalliques, etc.
Doit-on faradiser des organes très excitables, ou mesurer des doses infiniment faibles? La partie supérieure K du modérateur F est mise en rapport avec un des boutons P ou Q, et l'un des rhéophores est fixé à son extrémité inférieure 1. Alors, plus on élève la tige J du modérateur, plus l'épaisseur de la couche d'eau que le courant doit traverser est grande, et conséquemment plus l'intensité de l'appareil est affaiblie. Dans cet état d'affaiblissement, les courants de l'appareil peuvent être divisés et mesurés par le tube graduateur B.
La pile étant disposée comme je l'ai exposé ci-dessus, l'appareil doit marcher cinq à six heures. Qu^^ïkI '^ vient à s'affaiblir ou à s'arrêter, c'est que les draps ne sont plus assez humides ; il suffit alors de les tremper de nouveau dans la solution acide au dixième, et quelquefois de verser un peu d'acide sulfurique sur sa surface, pour lui rendre sa force première (1).
Dans l'intervalle des faradisations, on interrompt le courant en desserrant la vis L ou E , afin de conserv(U' la puissance d(; la pile.
Lorsqu'on n'a plus à se servir de l'appareil, on nettoie avec soin les zincs, après les avoir passés dans l'eau ; on enlève ensuite les diaphragmes de drap, (jne l'on passe dans de l'eau claire et qu'on laisse sécher ; enfin on place les morceaux de caoutchouc durci entre les zincs et les charbons. Si ces dernieis étaient exposés à l'humidité, l'acide sulfuri([ue dont ils sont pénétrés, s'en emparerait. C'est pourquoi je conseille de ne point les laisser dans les tiroirs,
(1) Il m'est arrivé fré(i(jcmn)ent (le mo servir de mon appareil, pendant deux ou trois jours, sans le nettoyer, quand la température n'était |)as irès élevée; mais il fallait pour cela que les zincs eussent été bien amalgamés. Après un usage aussi prolongé, on aura soin d'amalgamer les zincs sur la surface desquels le mercure a disparu dans quelques points 'rien n'est plus facile que d'entretenir Tamaliianie d'un zinc). On humecte ce dernier avec une solution d'acide sulfurique au 10', après l'avoir nettoyé, et l'on fait tomber sur sa >urface uue ou deux gouttes (je mercure que l'on étale ensuite, avec un morceau de drap ou do linge.
IM) M'I'MIKIIS vol rA-l'AH\|)in(IK.s.
(l;iiis l'iiilci'Viillr (les S('';ii)('('S, siirloiil si l'on se sert raiTinciit (l(> I ;i|)|);ii'ril, cl (!(» les placer dans un lieu s<'( cl cliaiid, autant (pic possible, dans une clicininf'e, i)ar exeinj)!»:.
2" Arec hi pile ou sii///ifi' de incn-inc. — Lc.s ciiai-hons ayant et»; trcnipt's dans l'eau eoniniune, jus(pra (^ecpi'ils en aient ét«'î péiiétiN'S d est I)i<'n entendu (pi'ils ne doiveid pas contenir d'acide), on étale sur leur surl'ace du deuto-sulfate de mercure en (puintilé suftlsante jxiur former, lorscpi'il est délayé par l'eau, w\w. pâle d'un demimillimètre, à })eu près, d'i'paisseur. Les draps, disposés comme preet'demment, sont pos<''s sur la ])àl(; api'ès avoir ctt' trempés dans l'eau commune. F^nlin les phupies de zinc reposent sui* des draps, et les contacts sont plac(''S comme ci-dessus.
Pour la mise en action, les éléments ainsi prj'pai'és sont enfermés dans les tiroirs connues pour la pile à acide sull'urique.
Dans l'intervalle {]{.'>, ()p(''rations. les ])la(iues en caoutchouc durci sont placées entre les draps et le zinc (pie l'on a eu soin d'essuyer, si l'appareil ne doit pas être de nouveau mis en acti(m, avant plusieurs heures. On remar(pie, après l'avoir essuyé, (jue le zinc est amalgamé par l'action propre de la [)ile.
Une pile au sulfate de mercure, ainsi chargée, peut servir deux à trois semaines, en fonctionnant plusieurs heures par jour, sans que l'on ait d'autres soins à prendre que d'entretenir l'humidité des draps et de remuer un peu, cliaqu(î jour, avant de s'en servir, le sulfate de mercure étendu sur le charbon.
Je recommanderai enfin d'entretenir dans un état de propreté les contacts platinés.
Lorsque le deuto-sulfate de mercure est entièrement décomposé (alors la pâte, de jaune qu'elle était primitivement, est verdàtrej, on lave le (;harbon et les draps, et l'on charge la pile avec du nouveau deuto-sulfate de mercure comme précédemment.
§ III. — Théorie de l'appareil YoKa-faradiciuc.
Si la pile étant enfoncée dans l'appareil, aucune interruption n'a lieu, soit par Te trembleur, soit par la pédale, le courant de cette pile qui est transmis par les boutons L, E (fig. 20) au fil de la bobine centrale, est continu et ne donne lieu à aucun phénomène d'induction, mais il produit l'aimantation du fer doux de la bobine.
Dans cet état de choses, laisse-t-on la liberté à la plaque A du trembleur en desserrant la vis G, cette plaque est attirée par l'aimant de la bobine. A l'instant même le courant étant interrompu, l'aimantation cesse; le fer doux du trembleur est repoussé par un ressort
(.UAND APPAHKIL VnLTA-K\K ADIQDK Dli i/aOTHLIK. 1 'j 1
coiilrc la [)()iiiti; platiiu'c de la vis S et l'crmo le courant, (|ni piofiml une nouvelle airnanlatiou. Ces aimantations temporaires et ces solutions (l(; continuité du courant se succèdent avec une extrême i'apidil('' dans l'appareil recouvert (fig. 20) et à volonté avec plus ou moins de rapidité dans l'appareil découvert i fi;,'. 21). Qiioicpie la tliéorie du Inîmbleur soit connue, j'ai dû la rappeler, aliu d'expli(pier le mécanisme de ses dilïerentes pièces.
Au moment où le courant de la première hélice est interrompu, on observe des phénomènes physiques et physiclo«;i(pies (pu se t)roduisent en vertu de deux forces combinées, savoir : l'action inductrice du courant sur lui-même, par l'intluence mutuelle de ses spires et par l'influence récipro([ue de ce courant et du fer rioux aimanté de la bobine.
Si les extrémités du lil lin, qui recouvre l'hélice centrale, sont réunies par un corps conducteur, un courant se produit dans la deuxième hélice et se matiifeste, à chaque intermittence de cette première hélice, par les effets physiques et physiologiques qu'il développe dans les corps phicés dans son circuit.
Pour la théorie de la graduation par le tube métallique B, voyez plus loin, § IV, G).
§ IV. — F «position des principale*» propriétés de mon ;;rand appareil voUa-cleetrique à double courant, et des principes qui m'ont dirige d:ins sa fabrication.
A. — Hélices.
Les deux hélices de l'appareil volta-éleetricpie (pie je viens de décrire, jouissent du maximum de leurs propriétés physioloiiiques différentielles, grâce aux proportions de section et d<î longueur (pie j'ai donmîes à leurs fils, proportions que l'expérience m'a fait connaître comme .les meilleures, à ce point de vue.
.l'ai professé que la puissance des hélices devait être grande, mais l'expérience, ou plutôt les besoins de la th('3rapeutique m'ont obligé à l'augmenter de plus en plus. C'est ce qui explique pounjuoi la longueur de mes hélices, qui n'avait [)rimitivemiMit que 8 centimètres, est aujourd'hui à peu près doublée, la longueur de leurs fils ayant été augmentée proportionnellement (jusiprà 1000 mètres |)our le lil fin et 200 mètres [)Our le fil gros). Il serait facile d'aller au delà de celte puissance, je n'en vois pas jusqu'à présent l'utilité, et ce serait [)eut être imprudent.
Cet accroissement de puissance a lU'cessairement augmeiilc» le poids de l'appareil reprt>senlé dans les figures 21 et 22, mais sans rendre son volume plus considérable.
142 VPPAHEIfS VOI,TV-FAnAl)I0llK>^.
|{. — (lonmiciilnlcur (les iM-lirr»,.
Dans iiirs ;4>|»ai(!ils [ji-imitils, les cxtrc-initcs des lils de (:ha(|ii(' hélice se rendaient dans les boutons niiHalliciucs (deux inCérieurs pour la première hélice et deux sup<''rieurs p(jur la seconde) aux- (piels se lixaient les cordons conducteurs des rliéopliores. Il en résultait que lorsque l'on avait à clian^^er d'hélice, il fallait chaque fois déplacer les cordons conducteurs. Cette dis[)osition rendait certaines exi)ériences difliciles et était incommode pour la prali(|ue. Il est, en effet, d'autant plus facile de comparer entre elles les propriétés ditfi'rentiel les des cour.ints de la pi'emière et delà seconde hélices ([ue l'on \)v\\l passer plus ra[)idement de l'une à l'autre de ces dernières; de i)lus, il arrive frécjuemment, dans la pratique, que l'on doit api)liquer alternativement ces deux courants chez un même sujet. Rien n'est alors plus ennuyeux que d'avoir à changer, à chaque instant, l'attache des conducteurs. C'est en outre une perte de temps. Ces exemples font comprendre l'utilité du commutateur des hélices.