Trousse électrique de M. Trouvé
(I) F. P. Leroux, loc.cit., p. 59.
ART. V. — niSTORIQUE ET CRITIQUE DES APPAR. D'iNDUCTION. 295
« La pile est en A, c'est un étui de caoutchouc durci fermé par un couvercle à vis qui porle un cylindre de zinc un peu plus court que la moitié de la longueur de l'étui. Celui-ci est rempli jusqu'à la moitié d'eau, on charge avec 3 ou 4 grammes de bisulfate de mercure. En raison de cette disposition la pile ne fonctionne que lorsqu'on la renverse de façon que le couvercle soit en bas. Ainsi chargée elle peut fonctionner pendant prés d'une heure et demie.
« Les effets de ce petit appareil sont relativement remarquables, ils s'expliquent d'ailleurs parles soins apportés à sa construction, l'isolement parfait de toutes ses parties et une parfaite entente des conditions les plus favorables au développement des effets que l'on se propose de produire dans ces appareils.
« Pour être juste, il faut rappeler que M. Gaiffe a depuis longtemps ouvert la voie de la construction des petites bobines d'induction, mais M. Trouvé parait avoir atteint les dernières limites du possible en ce genre (1). »
§ II. — Examen critique.
La revue des principaux appareils électro-médicaux exposée suivant un ordre chronologique, dans le paragraphe précédent, et qui a été extraite, en grande partie, de l'excellent mémoire de M. Le Roux a mis suffisamment en relief leurs perfectionnements successifs, surtout au point de vue physique et de leur fabrication. Mais répondent-ils aux exigences de la faradisation localisée appliquée : soit à l'expérimentation électro-musculaire (qui, dans mes recherches, ont jeté un grand jour sur la physiologie de la locomotion), soit à l'exploration électro-musculaire (qui souvent décide du diagnostic de beaucoup d'affections musculaires), soit au traitement des troubles de l'innervation centrale ou périphérique, ou de la sensibilité, ou de la molilité ou enfin de la nutrition. Pour juger une pareille question, il faut posséder, à fond, certaines notions analomiques et physiologiques, et avoir acquis, au lit des malades, une expérience suffisante.
Sur ce point, le physicien queje viens de citer (M. Le Roux) a sagement gardé le silence, se déclarant ainsi implicitement incompétent dans une question toute physiologique, toute médicale.
Afin de rechercher si tous les appareils d'induction jouissent de l'ensemble des propriétés qui les rendent applicables aux éludes électro-physiologiques et cliniques que j'ai exposées, et à certaines indications thérapeutiques, j'aurai h examiner s'ils ont été
(I) F. P. Leroux, p. C3.
29 0 C1IA1'. IV. — DES APPAREILS ELEGTRO -MOTEURS
construits dans les conditions physiques et mécaniques nécessaires à l'obtention de ces propriétés, c'est-à-dire s'ils possèdent : i° la double induction, 2° une graduation exacte, 3° des intermittences lentes ou rapides à volonté, 4° une force suffisante. Les considérations dans lesquelles je suis entré déjà sur l'utilité de ces conditions, que doivent présenter les appareils électro-médicaux, me dispenseront d'entrer dans de nouveaux développements, lime suffira de résumer les faits principaux sur lesquels j'appuierai mon examen critique. '