‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 179 sur 505 · ART. III. — PARALYSIE GÉNÉRALE SPINALE ANT. SUBAIGUE · texte numérisé non relu

ART. III. — PARALYSIE GÉNÉRALE SPINALE ANT. SUBAIGUE

de ce côté, principalement de ceux de l'index et du médius, ce qui ne l'empêche pas de travailler pendant huit ou dix jours encore. Cinq ou six jours après, la faildesse a gagné le membre entier. Six semaines plus tard, la même faiblesse se montre dans les membres inférieurs; enfin, cette parésie se généralise, devient complète, et prive le malade de tous ses mouvements, respectant seulement ceux de la tète. Après deux ou trois mois, sentiment de brisement et de douleurs confuses dans les poignets et dans les genoux, en même temps affaiblissement de la sensibilité des membres; fonctions de la vessie et de l'intestin conservées; appétit normal. Cet état dure environ ireize mois après lesquels, retour progressif des mouvements, d'abord dans ceux du bras sur l'épaule et de l'avanl-bras sur le bras, au bout de peu de temps, possibilité d'exécuter tous les mouvements normaux, quoique avec une certaine faiblesse, à l'exception de ceux de la main sur l'avant-bras et des doigts qui sont restés complètement paralysés. 1er mai 1870, je constate, à gauche, que tous les mouvements d'extension de la main et des premières phalanges sont rétablis, que les muscles interrosseux sont paralysés; qu'en maintenant le poignet et les doigts étendus il peut les fléchir, mais faiblement ; que les muscles de Téminence Ibenar et bypolhénar sont paralysés; à droite, qu'il peut exécuter, mais avec faiblesse, l'extension du poignet et des doigts; que les muscles de l'éminence tbénar et hypothénar sont paralysés; que tous les mouvements de flexion se font également avec une grande faiblesse ; que la conlractililé électro-musculaire est abolie dans les muscles des régions postérieures de l'avant-bras; qu'elle est normale dans les interrosseux et abolie dans les éminences thénar; que les masses musculaires sont uniformément développées à l'avanl-bras et que les éminences tbénar sont toutes aplaties et affaissées; que les deux mains sont continuellement fermées, ou, en d'autres termes, que les doigts et le pouce sont dans une flexion continuelle, et que les premiers métacarpiens sont sur le même plan que les seconds; pas de troubles dans la parole, ni dans la déglutition, ni dans l'ouïe, ni dans la vue, ni dans la face; enfin sanlé généralement assez bonne.

§ II. — SJymptomatologie et marche.

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