‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 276 sur 505 · A FRIGORE · texte numérisé non relu

A FRIGORE

A la suite d'une névrite occasionnée par le froid, les douleurs disparaissent quelquefois, presque tout à coup, et les régions, animées par le nerf enflammé, sont frappées de paralysie de la sensibilité et de la motilité; ensuite les muscles paralysés perdent en quelques jours leur contractilité électrique et s'atrophient; telle est la paralysie consécutive à la névrite à frigore.

S I. — Mynip tûmes et marche.

Voici les symptômes que j'ai observés dans la névrite paralytique à frigore : elle débute par des douleurs, siégeant dans le trajet d'un nerf, douleurs qui, faibles ordinairement dans les preinières heures, vont rapidement en augmentant ; plusieurs fois, je les ai vues débuter très-vivement. Elles sont habituellement continues, mais avec des exaeerbalions ; alors elles sont profondes, par moment pulsatives ou lancinantes, et se l'ont sentir dans les irradiations du nerf lésé. Elles sont accompagnées d'hyperesthésie eu* tanée, de fourmillements et de picotements dans les extrémités des membres où ce nerf va se distribuer. Elles augmentent par le mouvement et par la pression du nerf enflammé dont le volume paraît augmenté. Quelques malades m'ont dit avoir eu un peu de fièvre au début de leurs douleurs; mais presque tous m'ont assuré que les membres où elles siégeaient étaient plus chauds.

D'un diagnostic difficile, ces douleurs sont attribuées à une névralgie; le seul signe qui puisse alors faire soupçonner sinon re-

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