‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 347 sur 505 · III. — Muscles inspirateurs auxiliaires · texte numérisé non relu

III. — Muscles inspirateurs auxiliaires

A. — Les scalènes, les sterno-cléido-mastoïdiens. les portions claviculaires des trapèzes, les petits pectoraux, les sous-claviers concourent a l'inspiration costo-supérieure ;on peut le constater par la vue et par le toucher.

B. — Suivant leur importance physiologique, ces muscles sont subordonnés aux intercostaux dont ils sont seulement les auxiliaires, car l'observation clinique démontre que, malgré leur absence, l'inspiration costo-supérieure peut être exécutée par les intercostaux , sans trouble appréciable.

C. — On ne saurait contester toutefois leur utilité et leur puissance dans l'inspiration costale, lorsqu'on voit, par exemple, l'un d'eux (le sterno-cléido-mastoïdien) capable d'entretenir, par son action isolée, l'inspiration costo-supéricure avec assez de force pour que l'hématose ait lieu, bien que d'une manière incomplète.

Ces muscles sont surtout utiles, dans la respiration eosto-supérieure, en rendant plus fixes et même en élevant les attaches supérieures des muscles intercostaux; mais le sterno-cléido-mastoïdien n'intervient que dans les grands besoins de respirer.

D. — Le sterno-cléido-mastoïdien ne peut agir comme auxiliaire de l'inspiration costo-supérieure, que si la tête est maintenue solidement dans l'extension. Les muscles qui produisent cette extension de la tête, et surtout le splénias, pendant l'inspiration eoslosupérieure normale, doivent donc être rangés parmi les auxiliaires de l'inspiration.

E. — D'autres muscles concourent aussi, mais d'une manière tout à fait secondaire, à l'inspiration costo-supérieure, lorsqu'elle se fait avec effort ; ce sont les grands dentelés, les rhomboïdes, etc.

Page 1