‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 355 sur 505 · II. — PARALYSIE DE LA TUNIQUE MISCULEUSE DE LA VESSIE · texte numérisé non relu

II. — PARALYSIE DE LA TUNIQUE MISCULEUSE DE LA VESSIE

Lorsque l'impossibilité ou la difficulté de rendre les urines dépend uniquement de la paralysie du corps de la vessie, c'est direc-

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tement sur lui que l'on doit diriger l'excitation électrique. J'ai employé, dans ce but, plusieurs procédés. Tantôt j'introduis une sonde d'argent libre à son extrémité et isolée par une sonde en caoutchouc dans le reste de son étendue; je place un second rliéophore (rhéophore rectal) dans le rectum, et j'applique l'olive sur le bas-fond de la vessie. (Ce procédé a été déjà décrit page 90.)

D'autres fois, lorsque l'excitation par le rectum présente quelques difficultés, je n'agis que sur la vessie. J'ai imaginé, à cet effet, un rhéophore vésical, composé de deux conducteurs isolés par une sonde de caoutchouc à double caurant, qui permet de concentrer l'action des deux pôles du courant d'induction dans chacun des points de la paroi vésicale. (Voyez, pour la description de ce rhéophore et pour la manière de l'appliquer, la première partie, page 90). Ce rhéophore m'a rendu de grands services, car, la vessie étant très-peu sensible à l'état normal, et même lorsqu'elle n'est pas enflammée ni surexcitée par un travail irrilatif, il m'a permis de diriger sur elle des courants d'une grande intensité; ce que je n'aurais pu faire avec d'autres procédés, par exemple en plaçant un rhéophore dans la vessie et l'autre sur les parois de l'abdomen qui sont très-sensibles, ainsi que je l'ai déjà dit précédemment.

Mais il n'est pas toujours possible de porter le rhéophore dans la vessie, soit que l'état du canal de l'urèthre ne permette pas son introduction, soit que l'existence d'un catarrhe utérin contre-indique son application. Alors le rhéophore rectal est porté dans l'intestin et dirigé de manière à se trouver en rapport avec la paroi postérieure de la vessie, tandis qu'un autre rhéophore humide est promené sur la région hypogaslrique ou sur la région lombo-sacrée. Ce procédé est moins efficace que le précédent ; j'en ai dit la raison.

On doit se rappeler, lorsque l'on pratique la faradisalion de la vessie, du rectum et des organes génitaux de l'homme, que le courant de la première hélice excite plus vivement la sensibilité de -ces organes que le courant de la seconde hélice. Eu conséquence, s'il est indiqué d'agir conlre la paralysie musculaire, le courant de la seconde hélice mérite la préférence, celui de la première hélice n'étant alors employé que dans l'aneslhésie de ces organes.

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