‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 362 sur 505 · I. — TORTION CLAVICULAIRE DU TRAPÈZE · texte numérisé non relu

I. — TORTION CLAVICULAIRE DU TRAPÈZE

Les signes diagnostiques de la paralysie de la portion claviculaire sont faciles à reconnaître. Il suffit de provoquer un effort d'élévation volontaire des épaules ou une grande inspiration, pour le voir entrer en contraction.

La portion claviculaire (respiralrice) du trapèze peut perdre la faculté de se mouvoir sous l'influence de la volonté, alors qu'elle conserve encore celle de se contracter instinctivement dans les grandes inspirations.

Cette proposition ressort de faits pathologiques dans lesquels j'ai observé consécutivement à la lésion des plexus cervical et brachial, l'impossibilité d'élever volontairement les épaules, tandis que la portion claviculaire du trapèze se contractait énergiquement pendant les grands efforts d'inspiration.

J'ai constaté, au contraire, que, dans certains cas, la portion respiratrice du trapèze ne se contracte plus instinctivement, pendant les grands mouvements inspiratoires, alors même qu'elle se contracte sous l'influence de la volonté.

D'autres fois enfin, j'ai vu à la suite d'une plaie contusu du cou, qui avait intéressé quelques filets nerveux, la portion claviculaire du trapèze ne se contracter ni pendant l'élévation volontaire de l'épaule ni pendant les fortes inspirations.

(1) En 1853, j'ai présenté aux Académies des sciences et de médecine de Paris un mémoire intitulé : Recherches électro-physiologiques et pathologiques sur les muscles de l'épaule. Ce mémoire a été publié dans la première édition de ce livre. Paris, 1855, p. 275 et suiv. Voir aussi Duchenne (de lioulogne), Physiologie des mouvements, etc., 18GG. Chap. 1er.

J'en ai conclu, que pour que la portion claviculaire du trapèze soit entièrement paralysée, il faut que les deux nerfs qui l'animent (le nerf propre du trapèze et la branche externe du spinal) ne lui apportent plus l'excitation nerveuse.

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