‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 363 sur 505 · II. — PORTION ÉLÉVATRICE (TIERS MOYE.\) DU TRArtZE · texte numérisé non relu

II. — PORTION ÉLÉVATRICE (TIERS MOYE.\) DU TRArtZE

Le premier signe de la paralysie ou de l'atrophie de la portion

élévatrice (moyenne) du trapèze, c'est l'abaissement du moignon de l'épaule pendant le repos musculaire. Pour que le parallélisme normal du bord spinal duscapulum soit dérangé , comme dans la figure 183, il faut que la portion moyenne du trapèze et surtout le faisceau qui s'attache à l'acromion soient complètement détruits. Ce mouvement de bascule est plus grand, lorsque la portion inférieure de ce muscle, qui relient, on le sait, l'angle interne du scapulum abaissé, estégalement atrophiée. C'est ce qui était arrivé chez le sujet représenté dans cettefigure et dont l'observation détaillée a été exposée dans les précédentes éditions(l). Pendant le repos musculaire, et lorsque ses bras tombent surles côtés. du tronc, le moignon de l'épaule du côté malade est plus abaissé, l'angle inférieur B du scapulum est plus élevé et plus rapproché de la ligne médiane, le bord spinal de cet os est oblique de dedans en dehors et de bas en haut. Le mécanisme de cette difformité a été exposé dans mes recherches électro-physiologiques (2). Je rappellerai seu-

(*) Figure 183. — Attitude vicieuse des omoplates pendant le repos musculaire, consécutivement à l'atrophie complète des deux trapèzes, l'angulaire de l'omoplate étant intacte. — Les angles inférieurs, BB, des omoplates sont plus rapproches de la ligne médiane, tandis que les angles internes A, A, sont plus éloignés; le bord spinal de cet os a une direction oblique de bas en haut et de dedans en dehors. Le moignon de l'épaule est abaissé. Chez ce sujet, les grands dorsaux étaient également atrophiés.

(1) Duchenne (de Boulogne), E/ect. loc. 1855, obs. XXIV, p. 285, et 18Gl, obs. CXXI, p. 535.

(2) Idem. Physiologie des mouvements, etc , p. Jl (8).

Fie. 1 83 (*)

lement que dans ce cas, le scapulum est pour ainsi dire suspendu par son angle interne A, auquel s'attache l'angulaire, comme un triangle par son sommet. L'élévation volontaire de l'épaule est encore possible, mais elle est limitée et se fait avec moins de force. Alors la portion inspiratrice du trapèze D se contracte avec plus d'énergie et semble vouloir remplacer le tiers moyen du trapèze, sa portion élcvalrice, qui est atrophiée; elle est aidée dans cette action par l'angulaire de l'omoplate G. Lorsque l'élévation volontaire de l'épaule rencontre de la résistance, elle se fait encore avec assez d'énergie, malgré l'atrophie de la portion élévatrice du trapèze, grâce au concours puissant du tiers supérieur du grand pectoral.

L'attitude du scapulum, consécutivement à l'atrophie complète de la portion élévatrice du trapèze, offre quelque analogie avec la contracture du rhomboïde (voy. fîg. 195 côté droit). J'exposerai par la suite, page 956, le diagnostic différentiel de ces deux affections musculaires.

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