III. — Faradisation de l'utérus
Dans certaines aménorrhées, l'excitation électrique du col de l'utérus peut être pratiquée avantageusement. J'emploie alors un rhéophore construit comme le rhéophore vésical double, dont il ne diffère que par la courbure de ses tiges et par la largeur des plaques qui le terminent (fig. 30 et 31). Il est introduit fermé dans le vagin, comme dans la figure 18, puis ses deux plaques sont écartées comme dans la figure 31, en poussant les liges qui traversent la sonde à cloison. L'opérateur guide alors chacune de ses plaques avec l'index de la main libre, et les place sur les côtés du col. 11 ne reste plus alors qu'à mettre l'extrémité libre du rhéophore utérin en rapport avec les pôles d'un appareil. Les faits que j'ai recueillis montrent les bons effets de ce mode d'excitation utérine dans les aménorrhées rebelles qui ne dépendent pas seulement d'un état chloro-anémique.
Si l'on veut exciter les organes contenus dans le bassin par la faradisation indirecte, on dirige l'olive du rhéophore rectal sur la
paroi postérieure du rectum ; alors le courant traverse la paroi intestinale, et concentre son action dans les plexus sacré et hypogastrique situés derrière elle.