II. — TKOUBLES FONCTIONNELS ET SIGNES DIAGNOSTIQUES
Lorsque les trois muscles extenseurs du poignet (le premier radial, le second radial et le cubital postérieur) sont simultanément paralysés, le diagnostic est facile, car le poignet tombe toujours, alors môme que les extenseurs des doigts sont sains, ces muscles étant par eux-mêmes incapables de produire avec quelque force l'extension du poignet. Mais on pourrait méconnaître les paralysies parlitlles des extenseurs du poignet (paralysies partielles que j'ai fréquemment observées dans la paralysie saturnine), parce qu'alors l'extension de ce dernier est alors encore possible.
Si le premier radial est seul affecté, l'extension du poignet ne peut être faite sans adduction. C'est au contraire l'abduction du poignet qui a lieu pendant son extension, lorsque le cubital postérieur est paralysé.
La paralysie du second radial ne semble troubler aucunement l'extension du poignet, car l'extension directe est, dans ce cas, produite par la synergie des premier et second radiaux, et l'extension abductrice ou adductrice a lieu par l'action isolée ou par la prédominance de l'un deux. On reconnaît cependant la paralysie du second radial par le défaut de tension de son tendon, pendant l'extension du poignet. Enfin ce dernier mouvement se fait avec moins de force.
Les troubles fonctionnels occasionnés par l'impossibilité de relever le poignet sont trop connus pour que j'aie a. les décrire ici.
Il n'en est pas de même de ceux qui sont produits par les paralysies partielles de ces muscles.
La paralysie du premier radial (extenseur abducteur du poignet), dans laquelle la main est portée dans une adduction continue, est la plus grave de ces paralysies partielles, parce qu'elle ne permet