PRONOSTIC ET TRAITEMENT
Le pronostic de celte affection musculaire est fâcheux, car le spasme fonctionne! de la main résiste généralement à toute espèce de traitement, et même, — je dois le déclarer tout de suite, — à la thérapeutique faradique ou à l'application des courants continus quel qu'en soit le mode d'administration. En effet, à l'exception de l'impotence fonctionnelle du long péronier (l), que j'ai presque toujours guérie sur une cinquantaine de cas que j'ai soumis à la faradisation localisée, je n'ai obtenu, dans l'espace d'une douzaine d'années, que deux succès. J'en ai fait la relation dans la précédente édition (2). En voici seulement les sommaires.
Observation CCXVI1I. — Spasme fonctionnel de l'extenseur Je l'index, chez une fleuriste, datant de quatre à cinq mois. — Anesthësie de la main. — Guérison, en quelques séances, de ce spasme par la faradisation des muscles lésés.
On remarquera que dans le cas précédent, où la faradisation localisée a triomphé, l'i.ffeclion était compliquée d'anesthésie cutanée, phénomène que je n'ai rencontré dans aucun des autres cas. Ne pourrait- on pas douter alors que, dans ce dernier cas de guérison par la faradisation, et dans les autres cas où celte médication s'est montrée complètement impuissante, la maladie fût parfaitement identique?
En regard de celte guérison de spasme fonctionnel de la main, j'aurais dû peut-élre rapporter les insuccès Irès-nombreux (une trentaine au moins) obtenus par la même méthode de traitement appliquée à celte affection limitée à la même région, afin de mettre le praticien en garde contre les illusions qu'il pourrait se faire sur la valeur de ce moyen thérapeutique, dans des cas analogues.
(i) On en trouvera des exemples dans lé mémoire que je publie actuellement dans les Archives (mai 1872).
(2) Duchenne (de Boulogne), 1861, obs. CCXXXII et CCXXXilI, p. 387 et 938.