‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et à la thérapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 447 sur 505 · II. — GANTELET DES INTEROSSEUX · texte numérisé non relu

II. — GANTELET DES INTEROSSEUX

Fig. 233. — Autre gantelet des exleuseurs des premières phalanges de M.

Duchenne (de Boulogne) (*).

Le meilleur moyen d'obtenir artificiellement les mouvements propres des inlerosseux, c'est d'imiter

travers de doigt et qui est fixé au-dessus du coude pour empêcher la manchette de descendre ; 4° enfin deux ressorts métalliques à boudin, DD, recouverts de peau à la manière d'une bretelle, de la force de trois à quatre kilos, fixés sur la partie supérieure de la face postérieure de la manchette, 6, 6, dans le voisinage de l'épicondyle, et se reliant par des anneaux, 8, 8, aux extenseurs artificiels. Ces ressorts doivent être assez roides pour que le malade puisse étendre les doigts parallèlement aux métacarpiens, pendant que le poignet est étendu sur l'avant-bras. (*) Il se composede deux pièces principales : 1° d'une lame de tôle, 3, fixée à la face antérieure de l'avant-bras (portion brachiale) à l'aide d'une manchette C, qui se lace sur le côté; 2° d'une plaque éga'emeut de tôle, B, modelée sur la paume de la main (portion palmaire), articu.ee au niveau du poignet, 2, avec la pièce précédente, de manière à permettre les mouvements de latéralité de la main, et se terminant en bas, au niveau du point correspon lant à l'articulation métacarpo-phalangienne, et en dehors au pli cutané qui limite l'éminence Ihénar : cette portion palmaire est fixée avec une courroie ou une sorte de mitaine de coutil ou de peau, qui embrasse le métacarpe; 3° d'une troisième plaque, A (portion digitale), appliquée sur la face antérieure des premières phalanges et articulée avec la partie supérieure de la portion palmaire. Du ressort 1, fixé à la portion palmaire, relève la portion digitale A, de manière à soutenir les premières phalanges dans l'extension. Le tout est garni de manière à ne point occasionner de blessure.

autant que possible les procédés employés par la nature, la mécanique n'offrant rien d'aussi simple et d'aussi ingénieux pour produire simultanément ces mouvements complexes à l'aide d'une seule force (i).

Trois foisj'ai eu l'occasion d'appliquer le gantelet des inlerosseux, entre autres chez un monsieur qui était atteint d'une atrophie que j'ai appelée lépreuse des inlerosseux (2). La griffe causée par la perle

Fig. 234. — Gantelet des iuterosseux de M. Ducheune (de Boulogne) (*).

de ces inlerosseux était arrivée à un tel degré de difformité, qu'il cachait sa main autant que possible, et que les usages en étaient profondément lésés. Lorsqu'il portait le gantelet des interosseux artifi-

(*) Il se compose de I rois pièces principales : la première digitale, A, la seconde palmaire, P, et la troisième autibrachiale, C. Ces trois pièces sont articulées entre elles comme dans la ligure 234. La portion digitale est une planchette présentant sur l'une de ses faces quatre gouttières destinées à recevoir chacun des doigts, dont on maintient les deux dernières articulations, autant que possible, dans l'extension, à l'aide d'une courroie comprimant leur face dorsale. La seconde planchette, B, est maintenue appliquée sur la paume de la main; cette dernière planchette se relie à uue attelle ou lame métallique que l'on fixe à la face autérieure de l'avaut-bras. Un fort ressort D est fixé par l'une de ses extrémités à la plauchette digitale A, et se termine dans une corde à boyau qui passe sur un pont E haut de 4 ceutimètres, et dans un anneau fixé :>ur la portion palmaire, d'où elle se réfléchit pour aller s'attacher en G à la planchette A. Ou tend cette corde gradue. lement de manière à incliner progressivement la portion digitale A, c'està-dire les premières phalanges, sur la planchette B.

(1) Voici la disposition du gantelet des interosseux. Une coulisse cousue sur un gant dans les points correspondants à la face dorsale des deux dernières phalanges du doigt à mouvoir, et jusqu'au niveau de l'exirémité inférieure de la première phalange, où elle se bifurque pour remonter obliquement d'arrière en avant, de chaque côté de celle-ci, jusqu'à la face antérieure de l'articulation métacarpo-pnalangienne. Dans ce point, les deux bifurcations se réunissent pour former de nouveau une seule coulisse qui descend sur la face palmaire du gant jusqu'au poignet. Les quatre doigts du gant sont disposés de la môme manière. Deux lacets de soie, fixés à l'extrémité inférieure et postérieure de la phalangette de chacun des doigts, sont passés dans la coulisse et en suivent séparément la bifurcation pour se réunir à la face palmaire et sortir au niveau du poignet, où ils se terminent par de petits anneaux. Des élastiques s'agrafent à ces anneaux et se fixent à une manchette de cuir, disposée de la môme manière que dans le gantelet des extenseurs des doigts. Lorsqu'on met ces élastiques en tension, on voit les premières phalanges s'infléchir en même temps que les deux dernières s'étendent, comme lorsqu'on fait contracter les interosseux chez le vivant. Veut-on produire un mouvement latéral, il suffit de tendre davantage celui des toi, dons qui représente l'interosseux abducteur ou adducteur.

(2) Je l'ai décrite précédemment, chap. V, d. Si 6.

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