CHAP. III. — EXAMEN DES PRINCIP. MÉTHODES D'ÉLECTRISATION
Remak allribuait ces prétendues contractions gaivano-toniques qui, pendant le passage d'un courant continu à travers un tronc nerveux, surviennent dans les muscles animés par son antagoniste, à une action réflexe de la moelle, et pensait conséquemment qu'elles étaient produites par l'excitation réflexe du nerf sensible.
Je fais grâce à mes lecteurs des théories et des hypothèses hasardées par Remak, dans le désir d'expliquer des faits aussi complexes, aussi irréguliers. C'est cependant sur de tels faits, sur de telles théories, que ce physiologiste a prétendu avoir édifié une nouvelle méthode de galvanisation thérapeutique! — J'aurai bientôt a revenir sur ce point.
Oh! certes, personne ne contestera la nouveauté de ces théories. Mais en quoi donc consiste la nouveauté de sa manière d'exciter les muscles de l'homme parle courant continu? N'a-t-on pas vu dans cet article, §§ I et II, que, dans mes recherches déjà anciennes (et bien d'autres l'avaient pratiqué avant moi), j'ai fait passer un courant continu, aussi constant que possible (20 à 25 éléments de Bunsen ou 30 à 50 éléments de la pile de Daniell) dans la continuité des nerfs de l'homme? Il est vrai que le plus ordinairement j'ai tenu mes rhéophores sur le trajet des troncs nerveux et un peu plus rapprochés l'un et l'autre que ne l'a fait Remak. Mais cette petite différence dans le procédé constitue-t-elle, à elle seule, une nouvelle méthode galvano-lhérapeutique? Et puis, qui croira qu'une différence aussi minime entre ce procédé, employé par Remak et le mien, ait pu donner des résultats thérapeutiques si différents?
§ III. — lies dernières recherches sur l'action thérapeutique de la galvanisation par courants interrompus et par courants continus, comparativement à la faradisatiou localisée, dans le traitement des affeetions paralytiques ou nerveuses.