HISTORIQUE KT CRITIQUE
A. Mes premières recherches. — En présence des résultats négatifs offerts par les expériences électro-physiologiques que j'avais faites sur l'action des courants continus directs ou inverses parcourant les nerfs de l'homme (voy. § II), on conçoit que les déductions électrothérapeutiques de Matteucci n'aient plus eu de valeur pour moi. Dans mes premières expériences sur la valeur thérapeutique de la galvanisation, j'ai voulu cependant en avoir la preuve, en soumettant les paralysies du mouvement à l'influence du courant continu, dirigé comme ii le conseille.
Malgré l'observation sévère des principes de galvanisation musculaire établis par lui, je n'ai pas modifié plus heureusement les pa-
ralysiesdu mouvement, au point de vue du traitement des paralysies, que lorsque j'excitais les troncs nerveux dans leur continuité, sans m'astreindre à aucune règle sur la direction des courants.
Il est ressorti aussi, de mes recherches, que le courant direct est complètement impuissant contre l'anesthésie musculaire et cutanée, de même que j'ai vu ce courant n'exercer, dans l'état normal, aucune influence spéciale appréciable sur la sensibilité.
Les considérations critiques que j'ai consacrées à l'influence de la direction des courants sur les nerfs de l'homme, soit dans l'état physiologique, soit dans l'état pathologique, étaient d'autant plus nécessaires que les doctrines de Matteucci et des physiologistes, en général, avaient eu du retentissement et avaient exercé une influence considérable sur la pratique de l'électrothérapie. En effet, les médecins, ceux surtout qui se livrent à des recherches scientifiques, avaient attaché trop longtemps une grande importance, pour la galvanisation pratiquée, chez l'homme, à la direction des courants dans la continuité des nerfs.
B. Méthode de Remak. — Méthode d'Hiffelsheim. — L'application thérapeutique des courants continus était généralement abandonnée, lorsqu'en 1858, Remak a essayé d'en relever la valeur, en créant une méthode de galvanisation dont les principes fondamentaux sont : 1° de faire passer dans les nerfs ou dans les muscles des courants ordinairement labiles et quelquefois stabiles (1), pendant un espace de temps qui ne passe pas en général 15 minutes; 2° de provoquer, selon cet observateur, des contractions réflexes qu'il a appelées galvano-toniques.
Puis est venue la méthode d'Hiffelsheim (2) par courants continus qu'il a appelés permanents, voulant dire, parla, qu'il faisait passer dans les organes un courant stabile pendant un temps très-long- (une à plusieurs heures).
Tant que les principes fondamentaux de ces méthodes de galvanisation par courants continus ne seront pas bien arrêtés et plus clairement formulés, il sera difficile de s'entendre sur leur valeur réelle.
a. D'après la méthode de Remak, les courants galvaniques sont appliqués avec des espèces d'intermittences assez rapprochées. Je vais le démontrer. Dans les expériences qu'il a faites à l'hôpital de la Charité, en 1860, tout le monde a vu que, lorsqu'il faisait passer
(1) On appelle courant stabile, celui qui est fourni par une pile avec tension égale, et dont les rhéophores sont maintenus fixement sur un même point de la peau; et courant labile, celui qui se dégage de la même pile, pendant nue les deux rhéophores ou l'un des rhéophores glissent sur la peau, sans rupture du circuit Par suite, on a dit aussi que les contractions produites par le premier sont stabiles; et l'on a appelé également labiles, celles du second.
(2.) Hiflelsheim, des Applications médicales- de fa pile de Vol ta. Paris 18G1
180 CHAP. III. — EXAMEN DES PMNCIP. MÉTnODES D ELECTRISATION.
1- courant dans les nerfs musculaires, en plaçant le pôle négatif au niveau du point d'immersion du filet musculaire, et le pôle positif sur un point rapproché de la moelle, il restait peu de temps sur le muscle à électriser (15 à 30 secondes), et qu'il ne tardait pas à faire glisser sur ces muscles les rhéophores ou l'un des rhéophores pour les fixer de nouveau sur d'autres points. Il provoquait ainsi des contractions qu'il a appelées labiks. Or, comme je l'ai dit plus haut, ces contractions sont produites par des espèces d'intermittences qui ne diffèrent de celles qui sont produites par des intermittences réelles que par leur moins grande intensité (1) ; c'est aussi l'avis de M. Rosenthal (2). Bien plus, ces contractions labiles sont produites par une véritable galvanisation localisée par courants intermittents, ce qui ressort d'ailleurs des phénomènes analysés par Remak lui-même : « Lorsque l'excitabilité est suffisante, ditn il, ou qu'elle est augmentée artificiellement par le courant, on « produit des contractions labiles en changeant de place, la chaîne « fermée, l'un ou les deux rhéophores, sans interrompre la com- « municalion des enveloppes humides avec la peau. Les fibres du « muscle touchées par le rhêophore se contractent, tandis que celles que « le rhêophore abandonne se relâchent . Si le rhêophore en mouvement « suit, sur le muscle, le trajet du nerf, toutes les fibres musculaires « du nerf sont mises enjeu, quand l'excitabilité est forte; celles qui « se trouvent placées en dehors delà chaîne le sont à un bien moina dre degré; de sorte qu'd peut paraître que l'action locale sur les « fibres musculaires est prédominante (3). »
Qui ne reconnaît dans tous ces phénomènes ceux qui sont propres à la galvanisation localisée ? Remak lui-même les a signalés dans les lignes précédentes, sans en comprendre la portée!
En somme, chacune des séances dont nous avons été tous témoins à la Charité se composait d'un grand nombre d'intermittences galvaniques faibles (labiles), et d'un certain nombre de courants continus peu prolongés, quiavaient lieu dans l'intervalle des contractions labiles. C'était donc là ce qui constituait pour Remak ou du moins ce qu'il appelait galvanisation par courant continu! EL c'est ainsi que ses élèves ou ses adeptes ont appliqué celte méthode. Eh bien ! les résultats obtenus par ces procédés de galvanisation peuvent être attribués
(1) Remak me semble l'avoir reconnu implicitement dans les lignes suivantes: < Jl est très-important, dit-il, sons le rapport thérapeutique, de connaître les contactions labiles, que, le premier, j'ai observées sur l'homme, ces contractions provoquées dans le nerf musculaire ou dans les muscles, sans interruption du courant, par de simples oscillations de la densité de courants d'après la loi formulée par Dubois-Reymond, selon laquelle le muscle répond par une contraction, non-seulement à l'interruption, mais encore à l'oscillation du courant. » (Loc. cit., p. 120.)
(2) Loc. cit., p. 121.
(3) Hiffelshehïi, loc. cit., p. 12.
aussi bien aux courants galvaniques interrompus et localisés qu'aux courants continus. — Quant à ses prétendues contractions galvanotoniques, je me réserve de démontrer bientôt qu'elles n'ont jamais existé que dans son imagination.
b. D'autres expérimentateurs ont fait passer les courants continus d'une manière -permanente dans les organes ou dans les membres paralysés. — J'avais commencé quelques expériences électro-thérapeutiques, par ce procédé de galvanisation, avec mon ami Aran ; malheureusement sa mort prématurée est venue les interrompre.
Le procédé employé habituellement, dans le même but, par Hifielsheim (1) est assezoriginal pour être ici rappelé. Deux éponges humides étaient maintenues fixées sur deux parties, de manière à représenter les extrémités d'un axe qui traversait forcément les organes qu'il voulait influencer. Une petite tige de platine, au moins d'un cinquième de millimètre de diamètre, était maintenue dans la profondeur de chacune de ces éponges ; les tiges étaient mises en communication avec les fils conducteurs d'une pile au sulfate de plomb, à petites surfaces, mais composée d'un assez grand nombre d'éléments dont l'action électrolitique était faible. Ces fils enroulés en spirales étaient assez longs pour permettre aux patients de changer de place ou de se promener dans une étendue de plusieurs mètres, pendant tout le passage du courant continu permanent . L'application très-prolongée (une heure et plus) du courant galvanique continu expose la peau en contact avec le rhéophore négatif à des altérations plus ou moins profondes; j'en ai observé plusieurs exemples dans la pratique de cet observateur (2). On doit donc se tenir en garde contre ces inconvénients de l'action électrolitique des courants continus permanents, qui du reste peuvent être évités en partie.
G. Choix à faire entre ces différentes méthodes. — Dans quelles circonstances doit-on recourir aux courants voltaïques à intermit-
(1) Hiffelsheim, loc. czY.,p. 12.
(2) Obsekvation XV. — M. X...,qui m'avait appelé en consultation avec M. Baillarger pour des hallucinations qui le tourmentaient depuis plusieurs années, et à qui je m'étais refusé de faire l'application des courants continus, dans le but de l'en débarrasser, s'était mis entre les mains d'Hiffeisueim qui lui avait promis de le guérir. Il lui avait maintenu de petites éponges appliquées sur chaque tempe, avec une bande qui faisait un tour circulaire. Ces éponges communiquaient, comme je l'ai dit plus haut, avec une batterie galvanique à petites surfaces, dont les éléments de suirate de plomb étaient nombreux (une soixantaine), mais offraient peu de surface. Le courant continu permanent passant ainsi pendant vingt à trente minutes et plus, d'après ses conseils, l'application fut renouvelée chaque jour, pendant dix à quinze jours, par le malade lui-même sur un nouveau point du front. Plus tard M. X..., est venu me montrer son front orné de deux rangs de cicatrices indélébiles. Loin d'être guéri, ses hallucinations avaient augmenté de fréquen:e et le portaient au suicide. 11 se plaignait très-vivement du traitement qu'on lui avait fait subir (Hiffelsheim s'était imaginé, m'a dit M. X..., qu'avec ce procédé le courant avait traversé son cerveau).
1 Rf C11AP. III. — EXAMEN DES PRINCIP. MÉTQODES D'ÉlECTRISATION .
lences plus ou moins rapprochées (courants labiles, ou aux courants continus permanents (très-prolongés)? a quelle dose et pendait combien de temps doit-on appliquer les courants continus permanents? En dehors des applications chirurgicales, éleclrolitiques, galvano-caustiques, il n'existe sur ce point aucune règle que l'on puisse appuyer sur des recherches cliniques rigoureuses ou suffisantes. Il n'en est certes pas de môme de la faradisation localisée donl les procédés variés et clairement formulés trouvent des indications précises , déduites d'une longue expérimentation ou observation clinique.
Quant à moi, qui ai commencé mes recherches électro-thérapeutiques par l'application des courants voltaïques et qui n'ai pas cessé
— ce que certaines personnes ou ne savent pas, ou bien ont oublié,
— quant à moi, dis-je, qui ai toujours continué d'en étudier la valeur thérapeutique comparativement aux courants d'induction, je n'ai pas confondu, dans mes recherches, les courants voltaïques plus ou moins intermittents avec les courants voltaïques circulant dans les organes, d'une manière permanente. Je suis môme allé, lorsque j'ai appliqué le courant constant permanent (stabile), jusqu'à éviter l'excitation produite parla fermeture du circuit, en faisant passer le. courant à travers une colonne liquide contenue dans un tube modérateur, et en diminuant ensuite graduellement l'épaisseur de cette colonne liquide, après avoir établi le circuit entre la pile et l'organe à exciter. Je n'ai pas négligé non plus d'expérimenter la méthode tant préconisée par Remak, comparativement aux courants constants permanents. — J'exposerai bientôt sommairement l'opinion que je crois pouvoir formuler sur leur valeur thérapeutique d'après les recherches que je poursuis depuis 1861 — trop insuffisantes, je le reconnais, pour que je n'aie pas à faire bien des réserves.
II. — APPAREILS ET INSTRUMENTS NÉCESSAIRES A CE GENRIi DE RECHERCHES. — PROCÉDÉS OU MÉTHODES DE GALVANISATION, QUE j'Ai EXPÉRIMENTÉS DANS MES RECHERCHES COM- PARATIVES.
Avant de dire quelles déductions je puis tirer de mes recherches expérimentales sur la valeur thérapeutique de la galvanisation, comparativement à la faradisation, il importe de faire connaître les instruments dont j;ai fait usage, dans l'application des courants galvaniques.
J'ai dit (chap. Ier) que, dans mes dernières recherches, j'ai employé principalement la pile de Danieil et la pile au bisulfate de mercure, et que, depuis 1861, je me suis servi de la pile au sulfate de plomb, composée de trente à cent éléments, de la pile à petite
surface de M. Alph. Mathieu (voy.fig. 19, p. 61), et tout récemment de 1a pile portative de Gaiffe, au chlorure d'argent (voy. fig. 15, p. 57). Ayant déjà décrit ces piles et fait connaître (chap. II, art. u) leur action et leur valeur, je n'ai plus à y revenir. Il me reste seulement à exposer les résultats d'une recherche toute récente que j'ai faite, à l'aide du voltamètre sur l'action électrolilique comparative de la pile au sulfate de plomh, de la pile de Siemens (dite de Remak) et de la pile portative de Gaiffe. J'ai constaté que l'action électrolilique de la première est environ un tiers moins forte que celle des deux autres (M. Gaiffe s'est appliqué à donner à sa pile une action éleclrolitique égale à celle de Remak).
Il importe aussi de décrire ici quelques instruments qui m'ont facilité l'usage de la pile et que nécessite l'étude comparative de la galvanisation par courants continus et de la faradisation ; ce sera le sujet de ce sous-paragraphe.
A. Division de la pile à forte tension en plusieurs sections, dans V intervalle de ses applications. — Accouplement de ces sections. — Distribution des courants des différentes sections isolées ou réunies. — Renversement des pôles.
La galvanisation exige quelquefois l'emploi d'une pile à forte tension, et dont la puissance électro-motrice soit grande, c'està-dire composée(de nombreux éléments. Or l'on sait que, dans toute batterie galvanique, il se produit, pendant l'ouverture un peu prolongée de son circuit, surtout lorsqu'elle ne fonctionne pas souvent, des réactions de courants intérieurs, sous l'influence de leur intensité qui augmente en raison directe du nombre des éléments de la pile, et que ces réactions sont une cause de son épuisement rapide. C'est ce que l'expérience m'a bien vite appris, après avoir fait usage, pendant quelques mois, d'une pile de Daniell de 50 couples, à laquelle j'adjoignais quelquefois une seconde pile de 20 autres éléments, qui était destinée principalement à desservir mes appareils d'induction et mes sonneries électriques.
Atin d'éviter ou d'atténuer cette cause d'épuisement rapide de ma pile d'intensité ou dont la force électro-motrice était puissante, je l'ai divisée en dix parties indépendantes, dont la tension est trop faible, dans chacune d'elles, pour produire, pendant l'ouverture de son circuit, des réactions de quelque importance; ensuite j'ai fait construire un petit appareil manipulateur, qui, étant mis en communication avec chacune des piles de dix éléments, a le pouvoir : 1° de les réunir en une seule batterie ; 2° de les distribuer alors à volonté par circuits composés de 40, de20, de 30, de 40, de 50, de 60, jusqu'à 400 couples, etconséquem ment de graduer la force électro-motrice de cet te batterie; 5° de la ramener ensuite à son état d'isolement primitif, lorsque la batterie n'est pas mise en action. Avec ce manipula-
] 84 CI1AP. III. — EXAMEN DES PRINCIP. MÉTHODES d'ÉLECTRISATION.
teur on peut aussi renverser les pôles, pendant la galvanisation, sans que l'on ait à changer de place les rhéophores qui ferment le circuit. Les propriétés de cet instrument justifient la dénomination que je lui donne de diviseur, collecteur et distributeur de la pile. Enfin je l'ai placé dans mon cabinet, dans le voisinage d'autres piles à très-pelites surfaces et de mes appareils d'induction, de manière à pouvoir les appliquer successivementetcomparativemenl, sans perte de temps. En voici la description :
Fie 40. — Diviseur, collecteur et distributeur de la pile. — Fio. il et 42. — Manettes du diviseur, vues de profil (*).
i° Un plateau circulaire en bois, de 10 centimètres de diamètre, AA, supporte tous les organes qui concourent au mécanisme de l'appareil. A ia circonférence de ce plateau, sont vissées, dans des encoches, des bornes métalliques en cuivre perforées dans leur axe longitudinal, et surmontées par des vis de pression 1,1' 2,*<J', 3, H' 4,4' 5,5', 6,6', 7,7', 8,8' destinées à maintenir solidement dans ces bornes les fils conducteurs qui communiquent avec les pôles négatifs NNNNNNNN et avec
(*) Cet instrument a été construit, d'après mes indications, en 1859, par M. Alph. Mathieu, mécanicien, l'habile constructeur de ma pendule rhéotome.
les pôles positifs PPPPPPPP des sections a, 6, c, d, e, f, g, h, de la pilez. Dans cet état chacune des sections de cette pile reste isolée.
2° Voici le mécanisme qui permet d'accoupler à volonté toutes les sections isolées (qui forment, chacune, une pile indépendante de 10 éléments), de manière à en faire une seule pile à plus forte tension ou dont la puissance électro-motrice soit plus ou moins grande. Le support AA de l'appareil est entaillé à sa face postérieure, afin de recevoir un disque de bois, qui tourne à volonté sur son axe ; à ce disque sont fixées transversalement des lames de laiton faisant ressort et qui sont indiquées par les lignes ponctuées a', b', c', cl', e', f, y', h'; le premier ressort transversal a fait alors communiquer le bouton qui reçoit le pôle positif 1, avec le bouton 2' qui communique avec le pôle négatif, et ainsi de suite, pour les autres ressorts. Ce disque est mis en mouvement par le bouton E. Lorsque celui-ci est poussé en F, toutes les sections sont réunies, en d'autres termes, P le pôle positif terminal de la première section communique avec le pôle négatif initial delà seconde, en passant par \', a' 2' et a" et ainsi de suite pour les autres sections b, c, d, e, f, g, h de la pile x. On ne doit réunir ainsi les sections de la pile que pendant l'application de ses courants.
3° Si, pendant le repos de la pile, le bouton E est ramené à sa position première, les sections sont isolées de nouveau, les lames métalliques transversales ne faisant plus communiquer les pôles positifs terminaux P, P, P, P, P, P, P, P, de chaque section avec leurs pôles négatifs initiaux N3 N, N, N, N, N, N, N. Ainsi donc se trouve justifiée la dénomination que j'ai donnée à cet instrument diviseur, collecteur et distributeur de la pile.
4° Cet appareil distribuant en outre les courants de la pile x à volonté par fraction ou en totalité, il en gradue conséquemmenl la force électromotrice. — Les organes distributeurs des courants sont les manettes B,C, qui conduisent les courants de la manière suivante, dans les boutons N,P, destinés à recevoir les fils conducteurs des rhéophores. En effet, la manette C qui porte une lame en cuivre, faisant ressort (voy. C, fig. 42) ; peut être mise en contact avec chacune des bornes du plateau AA et communique avec son axe D, également en cuivre, et avec le bouton P par la ligne D; d'autre part, la manette B, qui porte également un ressort métallique a deux lames (voy.N'G", fig. 41), dont l'une appuie sur le cercle métallique G, et l'autre sur l'une des bornes qui communiquent, on l'a vu ci-dessus, avec les pôles de chaque série delà pile.
b° Il arrive fréquemment, dans d'autres usages de la pile, soit pour l'application thérapeutique des courants continus, soit pour faire marcher les appareils d'induction, que l'onait besoin seulement d'une fraction plus ou moins grande de la pile de 10, 20 à 30, et de dix en dix et ainsi d^ suite jusqu'à 100 éléments). Si l'on employait toujours alors les mêmes sections, la pile s'userait d'une manière inégale. Avec un simple changement des manettes, on peut facilement et rapidement se servir alternativement du tiers moyen ou du premier ou du dernier tiers de la pile. Veut-on, par exemple, ne prendre que le courant de la dernière dizaine d'éléments, la manette B sera placée sur le bouton lp, et la manette C sur le bouton 8j>.