ARTICLE IV DIAGNOSTIC
Les éléments du diagnostic de la paralysie pseudo-hypertrophique sont tirés de la symptomatologie et de la connaissance de l’altération anatomique des fragments de muscles enlevés sur le vivant, à l’aide de mon emporte-pièce histologique, et examinés au microscope.
Voici les principales affections musculaires avec lesquelles on pourrait confondre la paralysie pseudo-hypertrophique :
(1) Table des matières de cet article, dans mon Mémoire publié en 1868, loc. cit. :
ST. — Piagnostic différentiel d'avec l’atrophie musculaire progressive de l’enfance. — 1. Éléments de diagnostic de l’atrophie musculaire progressive de l’enfance. — I, Caractères différentiels des éléments de diagnostic d’avec l’atrophie musculaire graisseuse progressive de l’enfance. — A. Symptomatologie du fait clinique de M. Meryon comparée à celle de la paralysie pseudo-hypertrophique. — B. Que M. Meyron a rangé à tort son fait anatomo-pathologique dans l’atrophie musculaire progressive, etc.
SIL Diagnostic différentiel d’avec la paralysie atrophique de l'enfance. — T. Éléments de diagnostic de la paralysie atrophique de l'enfance. — 11. Caractères diagnostiques différentiels d’avec la paralysie atrophique de l’enfance.
SI. — Diagnostic différentiel d'avec la marche tardive, et d'avec quelques autres élats pithologiques ou anormaux. — 1. Maïche tardive par arrèt de développement de la faculté coordinatrice qui préside à l’équilibration et aux mouvements instinctifs de la marche. — II. Marche tardive occasionnée par certaines paralysies de cause cérébrale, — II[. Développement des masses musculaires plus prononcées, à l’état normal, dans les membres inférieurs que dans les membres supéricurs. — IV, Polysarcie,
1° L'atrophie musculaire progressive de l'enfance ;
99 La paralysie atrophique (spinale) de l’enfance ;
3° La marche tardive cccasionnée, chez l'enfant, par l'arrêt de développement de la faculté coordinatrice qui préside à l’équilibraon et aux mouvements instinctifs de la marche, ou par certaines
lésions cérébrales ;
4° Quelques autres états pathologiques ou anormaux.
Le résumé du diagnostic différentiel d'avec la paralysie pseudohypertrophique de ces affections ressortira de la comparaison de leurs éléments diagnostiques, exposés parallèlement dans les tableaux
synoptiques suivants.
SH. — Signes distinctifs de la paralysie pseudo-hypertrophique d’avec l’atrophie musculaire progressive de l’enfance.
Atrophie musculaire progressive de l'enfance.
1° L’atrophie musculaire progressivedel’enfance débute (du moins d’après tous les cas observés jusqu'à ce jour), vers l’âge de cinq à sept ans, par la face, où elle atrophie quelques muscles, principalement l'orbiculaire des lèvres et les zygomatiques. |
Après une période stationnaire de plusieurs années (de deux à trois ans), elle envahit les mem- ‘bres et le {ronc, où elle marche de la même manière que chez l’adulte, c’est-à-dire qu'elle suit une marche descendante, en atlaquant d’abord les muscles des membres supérieurs et ceux du tronc, et en ne s'étendant aux membres inférieurs que dans une période assez avancée.
2° Dans l'atrophie musculaire progressive de l’enfance, les muscles s’atrophient partiellement, irrégulièrement, les uns après les autres, et l’affaiblissement ne porte que sur les mouvements propres aux muscles atrophiés, en raison directe du degré de l'atrophie de là résulte l'abolition de nombreux mouvements partiels, et, pendant le repos musculaire, des
Paralysie pseudo-hypertrophique.
1° La paralysie pseudo-hypertrophique débute, en général, par les membres inférieurs dont elle affaiblit les mouvements: suit une marche ascendante, dans sa progression; n’envahit les membres supérieurs, et quelquefois certains muscles de la face (principalement les temporaux et les masséters), que dans une période avancée.
20 Dans la paralysie pseudohypertrophique, l’affaiblissement musculaire envahit d'emblée et simultanément tous les muscles moteurs d’un grand nombre d’articulations; dans une période plus avancée, quelques-uns des muscles a faiblis (voy. fig. 150, 151, 155), ou plus rarement tousles muscles paralysés (voy. fig. 152, 153) augmentent de volume d’une manière exagérée,