HT. — TROUBLES FONCTIONNELS DANS LA DÉFÉCATION ET LA MICTION
L’excrélion des malières fécales et urinaires est tantôt diffieile ou impossible (paralysie à des degrés divers du rectum, ou spasmes douloureux du sphincter du rectum ou de la vessie); tantôt au contraire les malades ne peuvent retenir leurs matières ou leurs urines (paralysie des sphincters). Une fois cependant le sujet n’avait éprouvé qu’un peu de constipation, bien qu’il fût arrivé déjà à une période assez avancée de la maladie.
J’ai fait l’analyse des urines, dans la plupart des cas, ayant soin de la soumettre, autant que possible, au contrôle de M. Mialhe, qui, à l’analÿse chimique, a joint l'examen au saccharimètre et au mieroscope. Dans aucun cas, nous n’avons trouvé ni albumine ni sucre dans ces urines. |
Quelquefois les malades avaient eu, au début, une paralysie de la vessie, accompagnée, comme d’habitude, de catarrhe vésical ; j'aurais pu donc, sous l'influence d'idées préconçues, attribuer alors les troubles de la locomotion à la maladie des voies urinaires (par action réflexe), et cela d'autant plus que les phénomènes ordinaires de la première période font quelquefois défaut ou arrivent tardivement; mais tôt ou tard la maladie se généralisant et se dé- - Masquant complétement, il était impossible de ne pas la ranger dans l’ataxie locomotrice progressive. Les troubles fontionnels des organes urinaires n'avaient été que symplomatiques de la lésion centrale,