ART. II, S II. — GALVANISATION MUSCULAIRE
ques et les rondelles de drap qui séparent ces couples offraient à leur centre un orifice au moyen duquel on les enfilait sur une méche de coton, sous forme de colonne. Voulait-on mettre cette petite pile en activité, on la plongeait dans du vinaigre. Les rondelles et la mèche de coton restaient longtemps imprégnées de ce qaide, après qu’on les en avait retirées.
Cette petite pile voltaïque avait l'avantage d'occuper peu d’espace: mais son emploi exigeait qu’on la neltoyât chaque fois; ce qui occasionnait une perte de temps assez considérable. Grâce cependant à la multiplicité de ses éléments, combinée avec la diminution des surfaces, on en augmentait la puissance électro-motrice en diminuant son action calorifique et électrolytique. C'était évidemment un progrès dont l’utilité, malheureusement, a été peu comprise. Ce pelit appareil est en effet resté à peu près généralement inconnu, et l’idée qui avait présidé à sa construction a été trop longtemps négligée.
ce. Chaînes galvaniques de Golberger et de Pulvermacher. — Dans ces dernières années, on à imaginé des pelits appareils voltaïques connus sous le nom de chuînes galvaniques, qui reposent sur les mêmes principes que le précédent, c’est-à-dire qui se composent d’un très-grand nombre d'éléments et présentent peu de surface.
Les premières chaînes de Golberger, qui ne possédaient aucune espèce de propriété, parce que les éléments qui les composaient n’éiaient pas disposés dans les conditions nécessaires à la production d’un courant galvanique, ont bientôt donné naissance aux chaînes galvaniques de Pulrermacher (fig. 16 et 17). Elles sont admirablement
FiG. 16. — Chaine galvanique F1G. 17. — Autre forme de chaine de Pulvermacher. glvanique de Pulvermacher.
combinées pour produire, sous un petit volume, des courants galvaniques d’une grande puissance électro-motrice avec une action calori-
fique et électrolytique modérée. En voici les principales dispositions : chacun des couples de ces chaînes galvaniques se compose d’un fil de zinc enroulé en spires serrées, sans toutefois se toucher, sur un petit cylindre de bois de 4 centimètre et demi à 2 centimètres de longueur et de 5 à 6 millimètres de largeur. Ces couples, réunis entre eux par de petites boucles de cuivre et de zinc (les fils de cuivre communiquent avec le fil de zine et vice vers), forment des chaînes dont la longueur varie suivant l'intensité qu’on veut obtenir. On peut ainsi former des batteries qui se composent de 300 à 400 éléments. Ces chaînes, après avoir été trempées dans du vinaigre, donnent naissance à des courants, et conservent pendant plusieurs heures cette propriété, qui cependant s’affaiblit notablement dans un temps assez court. La chaîne de Pulvermacher, ui, on le voit, est une heureuse modification de la pile de Volta, a été principalement destinée à être appliquée, pour ainsi dire, sous forme de topique, et l’excilation électro-cutanée qu’elle produit peut être avantageusement employée pour combattre les douleurs rhumatoïdes ou les névralgies rebelles, Mais les interruptions continuelles dues à sa mobilité et sa rapide polarisation en font un appareil mal approprié à la galvanisation musculaire et surtout à l'application des courants continus.
d, Pile à rubans de Duchenne (de Boulogne). — Dans le but d’éviler les inconvénients de cette mobilité des éléments, j'avais imaginé un petit appareil voltaïque, reposant aussi sur le prin-
Fi. 18. — Pile à rubans de Duchenne (de Boulogne).
cipe de la mulliplication des éléments et de la diminution des surfaces. Il était formé de petits cubes d’un centimètre et demi de hauteur, composés chacun d’un ruban de zinc et d’un ruban de cuivre repliés plusieurs fois sur eux-mêmes et séparés par un petit diaphragme de toile, ou mieux de peau de baudruche; ces petits