‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 271 sur 400 · ART, II. — PARALYSIE DES NERFS MOTEURS DE L’'ŒIL · texte numérisé non relu

ART, II. — PARALYSIE DES NERFS MOTEURS DE L’'ŒIL

sant à la manière de deux rideaux. Maïs quelque puissant que fût ce courant, les piliers ne se rapprochaient pas complétement, il restait toujours entre eux un intervalle d’un centimètre à peu près. On verra bientôt l'importance de ce fait.

Au moment où se produisait le mouvement précédent, le voile du palais était abaissé de manière à présenter un plan oblique d’avant en arrière et de haut en bas, et avec une telle force, qu'en voulant l'empêcher avec mes doigts appliqués contre le voile du palais, je craignais de le rompre. Enfin pendant que le voile du palais était ainsi abaissé, je voyais le pharynx s'élever.

B. — Palato-staphylin. — Le palato-staphylin ne raccourcit pas seulement Ja luette, ainsi qu’on l’a dit; il la redresse avec force en la portant horizontalement d’avant en arrière. Ce fait était des plus évidents chez un sujet sur lequel je faisais cette expérience, en présence de M. Martin-Magron (parce que sa lueltte était longue et que la paralysie de la sensibilité et de la motilité de cetle région et même du pharynx permettait d’en exciter tous les muscles, sans provoquer des mouvements réflexes). On voyait alors la luette se raccourcir, et puis se redressant d’avant en arrière, sa pointe aller s'appliquer contre la paroi postérieure du pharynx. Si alors j'essayais de l’abaïisser avec un petit crochet, je sentais qu’elle résistait assez fortement. La luette, en se contractant sous l'influence de l’excitation électrique, entraîne la partie moyenne du voile du palais. |

C. — Péristaphylin interne. — Les péristaphylins internes élèvent le voile du palais en agissant principalement sur sa partie moyenne, de telle sorte que cette membrane décrit une courbe à concavité inférieure. Au maximum de contraction de ces muscles, la partie la plus élevée de celte espèce de voûte formée alors par le voile du palais s’élève un centimètre environ au-dessus de la direction horizontale, et alors il ne ferme pas l’orifice postérieur des fosses nasales, bien qu’il en diminue un peu l’ouverture.

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