ART, III, S III. — RESPIR. ARTIFICIELLE PAR LA FARADISATION
la poitrine se dilate ; pendant l’expiration, les mouvements de la poitrine et de l'abdomen ont lieu également dans un sens opposé, c'est-à-dire que l’abdomen se soulève, tandis que la poitrine se resserre. Le malade semble aspirer ces viscères abdominaux, lorsque l'inspiration produit l’expansion de la poitrine, et cela d'autant plus que le thorax s’agrandit davantage. De là une inspiration courte et insuffisante aux besoins de la phonation et du parler; de là aussi l'impossibilité d’inspirer largement, de soupirer, etc., sans être étouffé par l’ascension de ces viseères.
IT. La paralysie du diaphragme n’est pas en elle-même mortelle, comme on le pense généralement. L’inspiration qui se fait alors, soit par les intercostaux, lorsque le malade est au repos, soit à la fois par les intercostaux el tous les autres muscles inspirateurs, quand la respiration est plus agitée, suffit à l’hématose. Le malade, en effet, vit longtemps avec une paralysie du diaphragme ; mais alors la plus simple bronchite peut occasionner la mort par asphyxie, l’expectoration étant difficile ou impossible,
IT. Le meilleur traitementà opposer à la paralysie du diaphragme, c’est la faradisation localisée de ce muscle par l’intermédiare des nerfs phréniques.
$S HHK. — He la respiration artificielle par la faradisation cutanée,
Certains agents toxiques (l’'oxyde de carbone, l’opium, le chloroforme, l’intoxication diphthérique, etc.), certaines fièvres graves, le choléra par exemple, peuvent jeter une grande perturbation dans la respiration, soit que les centres nerveux n’envoient plus alors le degré d’influx nécessaire à l’accomplissement des actes de la respiration, soit que les organes qui président à ces différents actes aient perdu leur excitabilité à des degrés divers ou qu'ils soient, pour ainsi dire, paraiysés. On voit, dans ces cas, les mouvements respiratoires se ralentir plus ou moins, et quelquefois même cesser complétement et rapidement ; alors l’asphyxie est imminente. |
Une des premières indications à remplir, en même temps que l’on administre la médication propre à l’espèce d’intoxication, c’est de faire arriver l’air dans les voies aériennes, en quantité suffisante pour rétablir et entretenir l’hématose. Afin d'atteindre ce but, on cherche à réveiller les mouvements respiratoires, en excitant la sensibilité générale, ou bien en faisant pénétrer l'air dans les poumons mécaniquement et physiquement.
C’est l'excitation électrique soit par la faradisation cutanée, soit par la faradisation des nerfs phréniques qui répond le mieux à ces diverses indications.