‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 300 sur 400 · ART, 1, $ II. — PARALYSIE DU GRAND DENTELÉ · texte numérisé non relu

ART, 1, $ II. — PARALYSIE DU GRAND DENTELÉ

direclion horizontale, et que pour l’élever un peu plus, le malade incline instinctivement le tronc du côté opposé.

L'élévation du bras étant aussi limitée, on serait porté à admettre, dans ces cas la possibilité de la complication d’une paralysie du deltoïde; mais il suffit de fixer solidement avec la main le scapulum contre la poitrine, en portant en avant son angle inférieur, pour se convaincre que le malade peut facilement élever le bras verticalement : ce qu'il ne pourrait faire évidemment, si le deltoïde était paralysé.

Ces signes sont loin d’être aussi tranchés, lorsque l’atrophie du grand dentelé est moins avan- :

cée. Il importe donc de connaître les symptômes qui annoncent le début de cette maladie ; je vais les exposer. En faisant porter un peu en deKors les bras d’un sujet dont on explore les muscles de l'épaule, si l’on voit saillir de 1 à 3 centimètres le bord spinal du scapulum, et qu’en même temps l’angle inférieur de cet os se porte un peu moins en avant que du côté opposé, on peut être certain que le grand dentelé commence à s’atrophier ou à se paralyser, bien que l’élévation verticale se fasse encore normalement. C’est parce que j'ai observé ces premiers symptômes, au début de plusieurs Pie, 188 (*.

atrophies ouparalÿsies du grand dentelé, qui ont ensuite progressé, que je les décrits comme appartenant au premier degré de cette maladie.

J'ai observé ce premier degré d’affection du grand dentelé, entre autres, chez une jeune fille âgée de quatorze ans. Sitôt qu’elle écartait le bras droit du tronc, le bord spinal de son scapulum s'’éloignait du thorax, ce qui n’avait pas lieu du côté opposé. Mais, au delà de ce degré d’écartement du bras, le bord spinal du scapulum s’'appliquait solidement contre ie thorax, puis cet os exécülait normalement son mouvement de bascule, pendant l’élévation du bras.

J'ai encore observé, chez deux autres jeunes filles, l’une âgée de

(*) Le même sujet est représenté dans la figure 189, les bras tombant sur les côtés du tronc,

treize ans, l’autre de neuf ans, pendant un léger écartement du bras, le même mouvement pathologique du scapulum, trahissant un commencement de paralysie ou d’atrophie du grand dentelé. Dans tous ces cas, j'ai constaté que ce muscle se contractait éleciriquement beaucoup moins énergiquement, du côté malade que du

côlé sain.

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