‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 310 sur 400 · FAITS PHYSIOLOGIQUES FONDAMENTAUX · texte numérisé non relu

FAITS PHYSIOLOGIQUES FONDAMENTAUX

Les muscles extenseurs des doigts ne sont pas destinés, ainsi qu’on l’a enseigné jusqu’en ces derniers temps, à étendre les trois phalanges ; ils n’agissent physiologiquement que sur les premières phalanges. À ce titre, on devrail les appeler exfenseurs des premières phalanges. Bien que leur tendon se termine à l'extrémité supérieure et postérieure de Ja deuxième phalange, l’expérience électro-musculaire démontre qu’il n’agit que très-faiblement sur cette deuxième phalange, tandis qu’il étend puissamment la première. Celle action des extenseurs des doigts est limitée aux premières phalanges en vertu de petites fibres aponévrotiques qui brident le tendon médian de la face antérieure duquel elles se détachent, pour se fixer à l’articulation métacarpo-phalangienne et à la face postérieure et supérieure de la première phalange (voy. fig. 20L).

Il fallait que l’action des extenseurs des doigts fût ainsi limitée

(1) Pour l’action individuelle et les usages des muscles qui meuvent la main, les doigts et le pouce, voir Duchenne (de Boulogne), Physiologie des mouvements, etc., chap. 1v,p. 144, 822. — Le premier mémoire sur cette étude électro-physiologique a paru dans la 1'e édit. de l’Elec. loc. 1855, 2° part., chap. L, p. 177.

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