‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 317 sur 400 · ART, I, S IV. — PARALYSIE DES OPPOSANTS DU POUCE · texte numérisé non relu

ART, I, S IV. — PARALYSIE DES OPPOSANTS DU POUCE

Consécutivement à la paralysie des fléchisseurs sublime et profond, l'extension des deux dernières phalanges s’exagère progressivement à tel point, que l’on voit à la longue ces phalanges se renverser sur leur face dorsale, et former un angle ouvert en arrière, au niveau de leurs articulations.

J'ai une fois observé l’atrophie isolée des faisceaux du fléchisseur sublime du médius et de l’annulaire, ces doigts étaient déformés comme dans la figure 204; le sujel n’en pouvait mouvoir que les articulations métacarpo-phalangiennes et phalangetto-phalangienne.

La paralysie du fléchisseur profond se reconnaît à l'impossibilité de fléchir la dernière phalange. Les iroubles fonctionnels qui en résultent sont beaucoup moins graves que CeUX qui sont produits par la perte du fléchisseur sublime. Ce-

pendant elle occasionne ‘une gêneassez grande dans certaines professions. Ainsi j'ai rencontré l’atrophie du fléchisseur profondchez une pianiste de talent, qui ne pouvait plus ti- .

rer de son instrument une

aussi grande puissance de son qu'avant celte atrophie, bien qu’elle eût conservé l’agiiité de sa main et de ses doigts. Cela dépendait de ce que ses dernières phalanges se renversaient sur les secondes, quand elle les posait sur les touches, à cause de la faiblesse ou de l'inertie de ses fléchisseurs profonds.

8 HV. — Paralysie des muscles ou faisceaux musculaires producteurs de l’opposition du pouce.

J'ai observé fréquemment la paralysie partielle des muscles de l'éminence thénar, à la suite de la lésion traumatique de la branche terminale du nerf médian, qui se distribue au muscles de léminence thénar; alors la paralysie est limitée au court abducteur, à l’opposant et à la porlion externe du court fléchisseur du pouce (1); mais la lésion de cette branche terminale du médian

(1) Depuis longtemps j'avais ‘observé, à l’aide de l'exploration électrique, que, consécutivement à la lésion traumatique du nerf médian ou de sa branche terminale, tous les muscles de l'éminence thénar étaient paralysés ou atrophiés à l’exception du faisceau interne du court fléchisseur qui se rend à l'os sésamoïde interne ; d'autre part, j'avais vu que la lésion du nerf cubital atteignait toujours en même temps les autres muscles animés par lui, j’en avais conclu que ce faisceau

n’en atteint pas toujours toutes les fibres, el conséquemment la paralysie peut se localiser dans l’un des muscles qu’elle anime.

La paralysie saturnine ou végétale atteint quelquefois les muscles de l’éminence thénar.

Enfin l'atrophie musculaire progressive débute ordinairement par les muscles de l’éminence thénar en les détruisant partiellement et successivement (voy. fig. 108, p. 494 et 110, p. 495). C'est celte maladie qui m'a offert des occasions fréquentes d'étudier les faits physiologiques et pathologiques que je vais exposer.

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