‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 32 sur 400 · ARTE, S IT. — FARADISATION MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

ARTE, S IT. — FARADISATION MUSCULAIRE

IT. — Choix de l’appareil d’induction.

Le choix d’un bon appareil est d’une telle importance dans la pratique de la faradisation localisée, que j'ai dû consacrer un chapitre entier (le chapitre 1v), à l'étude de cette question. Les considéralions que j'aurai à exposer sur ce sujet ne pourront être bien comprises que lorsque j'aurai exposé l’ensemble des données anatomiques et physiologiques sur lesquelles repose la faradisation localisée,

Pour le moment, je me contenterai de dire que, sans ces appareils de précision, la faradisation localisée eût été à peu près irréalisable, et que je n’aurais pu ouvrir la voie de ces recherches électrophysiologiques, pathologiques et thérapeutiques, dont l’importance est aujourd'hui bien établie.

III, — Choix des rhéophores.

La faradisation musculaire se pratique, soit en concentrant l’excitation électrique dans les plexus, dans les troncs ou filets nerveux qui provoquent la contraction des muscles placés sous leur dépendance, soit en dirigeant cette excitation sur chacun des muscles ou sur chacun de leurs faisceaux. Dans ces différentes opérations, les rhéophores doivent toujours être aussi rapprochés que possible l’un de l’autre.

Le premier mode de faradisation produit des mouvements d’ensemble, c’est-à-dire la contraction en masse de plusieurs muscles ou de tous les points d’un musele; c’est la faradisation musculaire indirecte, Le second donne des mouvements plus partiels par l’excitation d’un muscle, d’une portion de muscle ou d’un faisceau musculaire : c’est la faradisation musculaire directe,

Chacun de ces modes de faradisation exige un procédé et des rhéophores spéciaux que je vais décrire.

On sait qu’en plaçant sur la peau les rhéophores humides d’un appareil d’induction, la puissance de l'électricité est concentrée dans les organes situés immédiatement au-dessous de cette peau. En con-

lustre Faraday, bien que l’Académie des sciences lui ait prouvé que ses prétentions n'étaient pas fondées, ses réclamations avaient quelque raison d’être, puisqu'il croyait avoir observé, le premier, les phénomènes de l'induction. Mais comment caractériser ses nouveiles prétentions, lorsque, malgré son ignorance en anatomie et en physiologie, il est venu réclamer la priorité de l’inventiou d’une méthode d'électrisation qui n'a pu être créte qu’à l’aide de recherches anatomiques et physiolo giques spéciales, et qui n’est pas applicable sans la connaissance exacte et l’observation des règles que j’ai déduites de mes recherches ? Un autre physicien, M. Becquerel, a aussi soutenu les prétentions de Masson, en présence de l’Académie des sciences. I était aussi incompétent que lai sur les questions d'anatomie et d’électro-physiologie. C’est là son excuse.

séquence, lorsque l’on veut provoquer la contraction musculaire, on doit placer sur les points correspondants à la surface des muscles ou des nerfs qui les animent ces rhéophores mis en communication par des conducteurs métalliques, avec les extrémités intrapolaires d'un appareil d’induction.

Sur les points de la surface cutanée correspondants aux muscles du tronc qui présentent une large surface, j'applique des éponges humides enfoncées dans des cylindres (fig. 20), ou des disques métalliques (fig. 21) recouverts de peau humide. Ces derniers se vissent sur des manches isolants, comme dans la figure 20 (fig. 20).

Afin de limiter l’action électrique dans les muscles qui présenlent peu de surface, par exemple, ceux de la face, ou les interosseux, je me sers de rhéophores métalliques coniques (fig. 22 el 23) qui se vissent sur les manches isolants. Les rhéophores coniques sont recouverts d’une peau (1) trempée dans l’eau, et présentés par leur extrémité aux points qui recouvrent les muscles à faradiser. Ils me servent aussi à porter l’action électrique sur les troncs et les filets nerveux, lorsque je pratique la faradisation musculaire indirecte.

| AYIIVUVAI

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