ÏJ. — GANTELET DES MUSCLES OPPOSANTS DU POUC
A. De toutes les atrophies dont les muscles de la main puissent être atteints, la plus fréquente me paraîl être celle des muscles de l'éminence thépar, que j'ai vu un grand nombre de fois détruits en masse ou partiellement.
Étant connu le mécanisme des mouvements simullanés du premier mélacarpien el des deux phalanges, qui constituent l'opposition du pouce, rien n’est plus facile que d’oblenir artificiellement ces mouvements imitant la nature, lorsque les muscles qui les produisent viennent à être atteints d’atrophie ou de paralysie.
C’est d’après les données anatomiques exposées ci-dessus que j'ai imaginé l'appareil dont voici la description, pour remédier à l’atrophie des muscles de l’éminence thénar.
Le muscle artificiel du court abdueteur du pouce représenté dans la figure 236 étend la deuxième phalange, incline latéralemenent dehors la première phalange sur le premier métacarpien, place celui-ei dans l'opposition, en l’inclinant en avant. Tous ces mouvements sont produits sinultanément comme dans la nalure.
B. Lorsque l’opposant du pouce est atrophié en même temps, le court abducteur artificiel de celui-ci (1, fig. 236) suffit à la rigueur pour mettre le premier mélacarpien en opposition; cependant ce