ART. IT. — PROTHÈSE MUSC. DES MEMBRES INFÉRIEURS
et encore ils ne peuvent qu’imiter Ces mouvements d’abduction et d’adduction par un renversement du pied directement en dehors ou en dedans, renversement direct que ne permet pas l'articulation calcanéo-astragalienne dont le mouvement est composé. Enfin, avec ces appareils, on ne peut obtenir les mouvements des petites articulations du métatarse qui ont lieu, à l’état normal, sous l’influence de l’action individuelle des muscles, pendant l'extension, la flexion, l’adduction et l’abduction du pied.
Je ne saurais dire combien d'appareils j’ai imaginés pour obtenir ces mouvements composés. Tous mes essais ont été infructueux jusqu'au moment où j’ai eu l’idée d’imiter la nature, à l’aide dela prothèse musculaire physiologique, c’est-à-dire d’attacher mes moteurs artificiels exactement dans les points anatomiques. L'expérience heureuse que j'avais déjà faite sur des jambes de squelettes, et que j'ai rapportée précédemment, me fit espérer que, répétée sur les vivants, elle donnerait les mêmes résultats. Je vais décrire l'appareil que je fis construire dans ce but.
Il se compose (voyez les figures 240, 241 et 242) d’une guëtre, de