‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 384 sur 400 · ART. II, S VI.— PROTHÈSE DE QUELQUES AUTRES APPAREILS · texte numérisé non relu

ART. II, S VI.— PROTHÈSE DE QUELQUES AUTRES APPAREILS

seurs artificiels dont on tend les ressorts en raison directe de la faiblesse de ce muscle.

J'ai fait construire l'appareil représenté dans les figures 246 et 247, pour des cas de contracture paralytique, de certains muscles des membres inférieurs de cause cérébrale, Ainsi il fallait 4° écarter les cuisses rapprochées ou entrecroisées par les adducteurs contracturés ; 2° ou même imprimer au fémur un mouvement de rotation

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Fic. 246. Fic. 247.

sur son axe en dehors ou en dedans ; 3° étendre les jambes fléchies par les muscles biceps fémoral, demi-membraneux et demitendineux, et fléchir le pied étendu par le triceps sural également contracturé. 11 fallait en même temps faciliter la marche et la station,

Il se compose d’une ceinture (A) qui prend son point d'appui sur le

bassin, de deux cuissards (de H en J) articulés avec la ceinture A pour les mouvements de la cuisse, et prolongés supérieurement par deux branches destinées à éloigner ces cuissards l’un de l’autre, au moyen d'une ceinture élastique (G) fixée à l'extrémité supérieure de ces branches. Cette ceinture est placée à la hauteur des hbypochondres ou de la partie inférieure du thorax ; elle est disposée de manière à ne pas exercer trop de COMpression sur ses parois: sa force peut être graduée. Les mouvements d’ab-

duction des cuissards peuvent encore être produits graduellement par des vis de pression (G'), de manière à limiter l’adduction et la rotation des cuisses. Au niveau de l'articulation coxo-fémorale, les cuissards, dont les tuteurs métalliques (C, fig. 250), reliés entre eux par des cercles métalliques (1 et 1, fig. 249), s’articulent de manière à en permettre la flexion ou l’extension et la rotation en dedans ou en dehors de la cuisse sur son axe longitudinal, la portion jambière, formée par deux tuteurs métalliques (de J en H) reliés entre eux par des cercles, articulés supérieurement avec le cuissard et inférieurement par un étrier et auquel est fixée une sandale (E).

J'ai employé un assez grand nombre de fois l'appareil que je viens de décrire, pour dire qu’il améliore singulièrement l’état des petits malades affectés de contracture paralytique des mempres inférieurs. Voici son mécanisme qu'il est du reste facile de comprendre. Lorsque les membres sont placés dans cet appareil, on obtient graduellement l’extension des muscles contracturés en combinant l’action de la force fixe avec celle de la force élastique de la manière suivante :

1° On obtient l’abduction des cuisses en imprimant quelques tours à la vis C’et en tendant la ceinture élastique G. La vis C lirnite à volonté le degré d’adduction des cuisses. Il faut augmenter graduellement ces forces fixes et de manière à ne pas produire trop de douleurs. Lorsqu'on a limitél’adduction et la rotation des cuisses à l’aide de la force élastique, on tend la ceinture G, de manière à obtenir une plus grande abduction des cuisses. Cette force élastique agit ou tend à agir au delà de la force fixe, d’une manière incessante el beaucoup plus doucement que la force fixe, car elle cède aux spasmes considérables qui reviennent par moments dansles muscles contracturés, spasmes auxquels on ne saurait s'opposer d’une manière absolue, sans provoquer de grandes douleurs et quelquefois des accidents, — Ordinairement la contracture qui produit l'adduction des cuisses les tourne en même temps dans la rotation en dedans. Pour m’y opposer, j'ai fait pivoter le tuteur externe du cuissard sur son axe, de manière à placer à volonté et graduellement la cuisse dans la rotation en dehors et je l’ai fixée dans celte position à l’aide d’un mécanisme placé en C.

2° L'extension de la jambe sur la cuisse et la flexion du pied sur la jambe s’obtiennent en combinant de la même manière l’action de la force fixe produite par les vis de pression, avec celle de la force élastique des muscles artificiels que l’on gradue au delà de la force fixe, comme pour les mouvements d’abduction de la cuisse.

L'appareil de nuit que je viens de décrire peut être transformé en appareil de jour. Son étrier se démonte alors pour être remplacé par un étrier semblable à celui de l'appareil représenté dans la

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