‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 383 sur 400 · COLLIN · texte numérisé non relu

COLLIN

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(*) La molletière prothétique du pied se compose : 1° de deux tuteurs métalliques placés de chaque côté de la jambe et réunis par deux demi-cercles postérieurs écartés l’un de l'autre de 8 à 10 centimètres, et destinés à servir de points d’attache à une molletière en coutil, et évasée de manière à embrasser la partie inférieure de la jambe; 20 d’un des montants ou des 4. ns tants qui s’articulent en 4 avec un étrier 8, auquel est fixée une semelle assez ru nr fois consolidée par une lame métallique ; 3° d’une guêtre en coutil allant des are É. ‘ sage des orteils, lacée en avant et fixée à une semelle; 4° d’une ‘chaussure recouvrant tou SA À comme l’indiquent les lignes ponctuées. NU}

montré que ces muscles, outre l’action qu’ils exercent sur la jambe, sont rotateurs de la cuisse en dedans. Peut-être aussi d’autres rotateurs en dehors étaient-ils affectés. Voici un moyen prothélique bien simple qui peut ramener alors la cuisse dans la rotation en dedans,

Je prolonge le tuteur externe de l’appareil représenté dans la figure 244 jusqu'à l'articulation fémoro-tibiale; j'attache à un bouton qui se trouve à l’extrémité supérieure de ce tuteur la courroie d’un muscle artificiel élastique dont l'extrémité opposée est boutonnée à la partie antérieure et moyenne d’une ceinture, ou d’un corset, ou d’un caleçon. La tension de ce muscle artificiel qui passe en avant de la cuisse et se dirige obliquement de haut en bas et de dehors en dedans, peut être tendu plus ou moins de manière à produire, à des degrés divers et suivant les indicalions, la rotatien de la cuisse en dedans. Ceite prothèse des rotateurs de la cuisse en dedans ou en dehors agit aussi sûrement que l’appareil orthopédique compliqué lourd et gênant que l’on emploie habituellement dans ce cas. Il permet les mouvements de rotation en dedans et en dehors, tandis que, dans l’autre, les mouvements alternatifs sont nécessairement condamnés.

B. Lorsque les extenseurs de la jambe sur la cuisse sont paralysés, 1l est nécessaire, pour rendre possible sa station debout ou la marche, de maintenir arüificiellement la jambe étendue sur la cuisse. Je n’irmmobilise pas pour cela l'articulation tibio-fémorale ; je limite seulement considérablement le mouvement de flexion du cuissard qui est articulé avec l'appareil à tuteurs métalliques de la jambe, représenté dans la figure 244, puis l’extension complète de la jambe est opérée par des ressorts mélalliques en spiraie, disposés comme dans les figures 246 et 247. (J’exposerai bientôt la description et le but de cet appareil.) Cet appareil offre alors un point d'appui solide au membre inférieur; pendant la stalion, comme il n'est pas complétement immobilisé, il permet à l’arliculation d’être mise en mouvement par la contraction el le relàächement alternalifs des fléchisseurs de la jambe sur la cuisse, les ressorts étant les antagoaisles de ces fléchisseurs. Puis lorsque, sous l’influence du traitement, les extenseurs de Ja cuisse commencent à recouvrer leur motihté, ils ne sont pas condamnés à l’inaction comme par les appareils rigides; ils peuvent au contraire se contracter instinctivement el sans fatigue, aidés qu’ils sont alors par les muscles artiliciels extenseurs (K, fig. 246). Celte sorte de gymnastique concourt à développer leur force et leur nutrition. Enfin, lorsque le triceps crural a recouvré assez de force, on augmente l’étendue du mouÿement de l'articulation de l'appareil, ou l’on en supprime les points d’arrêt, puis on conserve, comme auxiliaires, les exten-

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