‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 387 sur 400 · ART. IV, S 1E.—PATHOG, ET PROTHÈSE DES COURB, DU RACHIS · texte numérisé non relu

ART. IV, S 1E.—PATHOG, ET PROTHÈSE DES COURB, DU RACHIS

muscles, Néanmoins j'ai à signaler, dans ce résumé, les particularités suivantes : | ;

XIIT. Pendant la station verticale, les extenseurs et les fléchisseurs de la tête concourent à la maintenir droite sur le cou, dans son atlitude normale. En effet, les individus dont les extenseurs de la tête sont affaiblis on paralysés, la maintiennent renversée en arrière, afin d’en faire supporter le poids par les fléchisseurs de la tête; si ces derniers au contraire sont paralysés, la tête est tenue un peu fléchie en avant, ainsi que le cou, de manière à en rejeter tout le poids sur les extenseurs,

XIV. La faradisation localisée peut faire contracter séparément la portion sternale et la portion claviculaire du sterno-cléido-mastoidien,

Ces deux portions musculaires peuvent être également atteintes individuellement de spasmes. Dans ce cas, la portion sternale produit la rotation de la tête, d’une manière plus prononcée que ja portion claviculaire. C’est l’inverse pour la flexion de la tête. Enfin je me crois fondé à dire que ces deux portions fonctionnent séparément, dans certaines circonstances.

Ces faits justifient l’ancienne division du sterno-cléido-mastoidien en deux muscles distincts ; le sierno-mastoïdien et le cléido-

mastoïdien.

S IX, — Pathogénie et prothèse physiologique des courbures du rachis.

Il ne sera question, dans ce paragraphe, que de quelques courbures antéro-postérieures ou latérales du rachis, par inégalité des forces musculaires qui président à ses mouvements ou à ses atlitudes par faiblesse ou paralysie et par contracture de l’un de ses plans musculaires, La place me manquant, je n’en traiterai que sommairement.

Quant aux courbures rachitiques et consécutives au mal vertébral (mal de Pott) je renvoie aux traités spéciaux et principalement à

l'excellent livre de M. Bouvier (1).

ÏJ.— LORDOSE (COURBURE LOMBO -SACRÉE, ENSELLURE PHYSIOLOGIQUE).

De mes recherches électro-physiologiques et cliniques dont je viens d'exposer le résumé ($ I, p. 1077), il est donc ressorli : 1° que, chez certains sujets, la courbure lombo-sacrée physiologique va jusqu'à former une sorte d’ensellure ; 2° que, chez d’autres, elle est à peine prononcée; 3° que chez le plus grand nombre elle existe

(1) Bouvier, leçons cliniques sur les maladies de l’appureil locomoteur. Paris, 1858.

VOST OMATT AVR PROTHÈSE MUSCULAIRE PHYSIOLOGIQUE.

à des degrés divers entre ces limites extrêmes; 4° que l’inelinaison dn bassin est en raison directe de l’ensellure lombo-sacrée ; 5° que l’ensellure physiologique est un des caractères de certaines races, et qu'ordinairement il s’y joint d’autres caractères ethnologiques d’une grande beauté, qui ne se rencontrent pas, lorsque la courbure lombo-sacrée n'existe pas ou presque pas ; 6° que les différents degrés de courbure lombo-sacrée dépendent d’un certain équilibre existant entre les extenseurs et les fléchisseurs des vertèbres lombaires.

Cette étude physiologique de la courbure lombo-sacrée normale n’est pas seulement intéressante au point de vue esthétique et héréditaire, dans certaines familles, et au point de vue des caractères ethnologiques de certaines races; elle doit aussi attirer l’attention du médecin.

1l est rationnel, d’après mes recherches, d’attribuer cette ensellure physiologique à une faiblesse relative des muscles qui produisent l'inflexion antérieure du tronc (les muscles des parois abdominales). J’ai en effet constaté fréquemment dans ma pratique, surtout chez les Boulonnaises et comparativement chez des femmes appartenant à diverses populalions maritimes, voisines de Boulogne-sur-Mer, que les parois abdominales des femmes dont l’ensellure était très-prononcée s'étaient laissé distendre outre mesure, el qu'après les premières grossesses, elles élaient restées relâchées et flétries. Au contraire, les parois abdominales des femmes dont la courbure sacro-lombaire était peu développée, étaient revenues sur elles-mêmes après plusieurs grossesses; leur ventre était aussi plat et leur peau aussi tendue que chez une jeune fille. J'ai trouvé peu d’exceptions à celte règle. |

Ce relâchement et cette flaccidité des parois abdominales, consé-

cutivement à la grossesse, chez les femmes dont l’ensellure lombo-sacrée est très-prononcée, me semble ne pouvoir s’expliquer autrement que par le défaut de force tonique des muscles des abdominaux.

Les conséquences de l’ensellure physiologique, en d’autres termes, la faiblesse des parois abdominales, sont souvent pénibles pour les femmes et occasionnent quelquefois une véritable infirmité. Après la première ou la seconde grossesse, leur ventre est tellement développé par la dilatation immodérée de la masse intestinale, que la taille et le tronc se déforment; que plus tard la marche et la station ne peuvent se prolonger un peu, sans provoquer de la fatigue et quelquefois de la douleur dans la région lombaire; enfin que des douieurs internes, une dévialion ou un abaissement de l’utérus, les obligent de porter une ceinture qui vient en aide à leur paroi abdominale, impuissante pour soutenir les viscères. La faiblesse ex-

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