‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 67 sur 400 · SQ CP EC © DROERS ES · texte numérisé non relu

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Fi. 35. — Coupe longitudinale d’une artère ombilicale à la base du cordon. Grossissemènt, 700 environ, d’après Gimbert (*).

M. Gimbert a rencontré cette disposition anatomique dans quelques artères ; il s’est réservé de la rechercher dans les capillaires ; on comprend que, si elle était générale, la question du mécanisme de la dilatation active des vaisseaux serait singulièrement simplifiée, et presque aussi solidement établie que celle des vaso-moteurs constricteurs.

L'hypothèse de fibres musculaires longitudinales destinées à produire la dilatation active des vaisseaux est donc réalisée, au moins pour certains vaisseaux .Elàquel autre usage pourratent-elles servir, sinon à raccourcir les vaisseaux, et conséquemment à les dilater ? N'est-ce pas un fait physique établi, que la capacité d’un tube élastique diminue ou augmente, suivant qu'il est distendu ou raccourci longitudinalement? Or, les artères semblent se prêter par leur structure à ces changements de capacité, par le fait de leur allongement ou de leur raccourcissement, Ne saït-on pas, en effet, que les éléments élastiques sont, sous la forme de fibres, la partie fondamentale, la gangue de la tunique moyenne, et qu'ils présentent toutes les directions?

En somme, malgré l'obscurité et les divergences d’opinions qui règnent encore sur le mécanisme de la dilatation active des circulations locales, le fait de la dilatation active des vaisseaux est même anatomiquement et parfaitement établi à mes yeux, pour quelquesuns d’entre eux du moins. Ne le fût-il pas, je dirai, comme M. Schiff :

(*) LI, Fibres musculaires longitudinales ; #,4, fibres musculaires horizontales; E, tunique externe; M, lunique moyenne; I, tunique interne,

« Il serait téméraire de nier un fait observé, alors que l’on n’en comprend pas le mécanisme. »

C'est en admettant la généralisation de ce fait physiologique important, mis en lumière principalement par M. Cl. Bernard (la dilatation active des vaisseaux), que j'ai pu me reudre raison, nonseulemeut de l’hyperémie active, produite immédiatement par la faradisation localisée, dans le traitement de la paralysie consécutive aux lésions du centre nerveux spinal ou des nerfs dont ils émanent, mais aussi par l’un de ses principaux résullats thérapeutiques, appréciable, dans l'intervalle des séances de faradisation, à savoir : l’augmentation de l’activité des circulations locales, et de Ja force tonique des vaisseaux, appréciable surtout par la réapparition du développement des veines cutanées, de la coloration et de la température normale de la peau, sans compl'cation d’hyperémie. |

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