‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 126 sur 543 · C11A1'. 1. — PARALYSIES CONSÉC. AUX LÉS. DES NERFS MIXTES · texte numérisé non relu

C11A1'. 1. — PARALYSIES CONSÉC. AUX LÉS. DES NERFS MIXTES

guérit d'abord ; puis quelques mois après, c'est le tour de son avant-bras ; enfin les muscles de sa main ont éprouvé, en dernier lieu, l'action salutaire de la faradisalion localisée. Pour cbacune de ces régions, le malade a passé par la môme série de phénomènes, à savoir : l'hypéreslhésie musculaire, puis une plus grande activité de la circulation locale, le retour de la caloriûcation, de la nutrition, de la contractilité musculaire tonique et enfin de la contractilité volontaire.

III. — La lésion de la contractilité électro-musculaire persiste après la guérison, malgré le rétablissement des mouvements volontaires.

J'appelle l'attention des observateurs sur un phénomène des plus nouveaux et des plus inattendus, et certainement l'un des plus importants au point de vue physiologique : sur l'abolition de la contractilité électro-musculaire, qui persiste dans un muscle, après qu'il a recouvré les mouvements, la nutrition et la force par la faradisation localisée.

Quelle est donc l'importance réelle de celte contractilité électromusculaire, de cette irritabililé que l'on a considérée si longtemps comme une propriété fondamentale et inséparable de la vie, sur laquelle ona tant écritet discuté, propriété quel'on retrouve encore, pendant un certain temps, dans un muscle de cadpvre et dont cependant peut se passer un muscle vivant, tant intéressé, en apparence, à sa conservation? Ce l'ait si imprévu ébranle évidemment certaines vérités fondamentales de la science. Cette question, qui doit faire, par la suite, l'objet d'un article, est ici élrangèreà mon sujet; je ne la signale qu'en passant. Cependant il est opportun de dire que, jusqu'à présent, j'ai toujours vu revenir la contractilité électro-musculaire, mais incomplètement et plus ou moins de temps après le rétablissement des mouvements volontaires et de la nutrition musculaire.

§ V, faradisation localisée guérit, dans la majorité des

cas, les paralysies consécutives aux lésions traumatiques des nerfs.

11 ne peut venir à l'esprit de personne que l'électricité doive toujours triompher des paralysies consécutives aux lésions traumaliques des nerfs. Il n'existe, d'ailleurs, aucun agent thérapeutique qui possède cette vertu merveilleuse. Mais je puis affirmer, en m'appuyanlsurune expérimentation continuée pendant plus de vingt ans, que la paralysie traumatique des nerfs guérit ou est amendée très-notablement par la faradisalion localisée, dans la plupart des cas. La paralysie dont il est ici question est assurément de mutes

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